A huit heures au petit matin, tout le monde se retrouva au Trou-Ô-Merveilles. Ils traversèrent la vallée des trous, le nid des muryans ainsi que le royaume des diables pour atteindre la zone du problème.
Haruhiro et les autres, pour que le secret perdure, utilisaient un nom de code pour en parler, NZ. Ce n’était pas un nom de code particulièrement inventif. C’était juste une nouvelle zone inexplorée, donc ils optèrent pour Nouvelle Zone.
Il aurait semblé que, jusqu’à maintenant, seuls le groupe d’Haruhiro et les Tokkis étaient au courant de l’existence de NZ. Ou du moins c’est ce qu’il voulait croire.
Quand les préparations comme lancer Protection ou invoquer Zodiac-kun furent terminées, ils pénétrèrent dans le trou en double file, comme le jour d’avant, en procédant à l’inspection des salles rectangulaires.
Ils avaient déjà vérifié les dix premières le jour d’avant, donc ils ne faisaient que survoler ces salles aujourd’hui. Ils n’y remarquèrent aucun changement notable, mais le porteur de lunettes Tada nota une chose.
—C’est pas effarant, mais les œufs deviennent de plus en plus gros à mesure que l’on s’enfonce, commenta Tada.
—Maintenant que tu le dis, tu pourrais avoir raison, dit Haruhiro en se tournant pour jeter un coup d’œil.
Il pourrait être en train de se faire des films. Haruhiro avait remarqué quelque chose d’autre. Quelqu’un l’avait observé depuis ce matin. C’était Mimorin—san non, Mimorin.
Mais, bon, tout ce que faisait Mimorin était d’observer Haruhiro. Elle était inexpressive, donc c’était impossible de savoir ce qu’elle pensait, ou plutôt, il était dur de se dire qu’elle pensait à quoi que ce soit. Non, elle devait penser à quelque chose ; ce serait impossible sinon. Elle était humaine, après tout.
Pas que cela importait. Cela ne faisait aucun mal à Haruhiro. Elle le regardait juste. Il allait juste devoir la laisser l’embêter. Cela le faisait se questionner, enfin, vous savez… ?
—Hmm. Tokimune montra ses dents blanches. Je vois. C’est un bon chemin, un très bon chemin même. Bon, je suppose qu’on va bouger dans la onzième salle.
Et donc, Haruhiro et les autres entrèrent dans la onzième salle. Il n’y avait absolument aucune tension avant que Zodiac-kun ne sonne l’alarme.
—…Kehehe… Ranta… L’ombre de la mort avance… Kehehehehe…
—Huh ? Arrête avec tes prédictions che—
Ranta commença à s’énerver contre son démon comme d’habitude. Tokimune s’arrêta juste avant d’entrer dans la salle et Haruhiro fit de même. Ils s’échangèrent des regards.
Tout le monde se prépara au combat.
Haruhiro déposa la lanterne à ses pieds en essayant de ne pas faire de bruit.
Je vais voir, signala-t-il à Tokimune.
Celui-ci hocha la tête. Juste pour être prudent, Haruhiro sortit sa dague et entra dans la onzième salle avec Camouflage.
À cause du sol complètement plat, il était difficile d’utiliser Camouflage. Cela demandait une concentration exceptionnelle. L’obstacle le plus important était les murs couverts d’œufs luminescents, il était difficile de se déplacer près des murs. Haruhiro abaissa sa posture au maximum en marchant aussi loin que possible des sources de lumière, au centre de la pièce là où il faisait le plus sombre. Il observa les murs recouverts d’œufs.
A ma droite. Il y a un truc. En jugeant par sa constitution et son visage, ça ressemble à un gobelin. Il est collé aux œufs et il regarde par là. Il a peur… ?
La créature était en train de faire quelque chose ici quand il avait dû repérer Haruhiro et les autres. Il avait voulu s’enfuir, mais il n’avait pas pu, donc il s’était caché en priant qu’Haruhiro et les autres ne rentreraient pas dans cette salle. Cependant, Haruhiro était effectivement rentré, et maintenant il était en train de se cacher.
Il pouvait le deviner.
—Hé, dit Haruhiro.
La chose sursauta légèrement et secoua sa tête. C’était apparemment un vrai trouillard. Mais, cela ne voulait pas nécessairement dire qu’il n’était pas dangereux. Il pourrait être capable d’utiliser la magie, quelle qu’elle soit, par exemple.
Je vais devoir ouvrir les hostilités, pensa Haruhiro. C’est la seule option.
—Tout le monde, venez ici ! On a de la compagnie ! les appela-t-il.
Les Tokkis firent irruption dans la salle, suivis par Kuzaku et Ranta. La créature était toujours en train de trembler. Il ne faisait aucun bruit.
—Il est sur la droite ! Ne le tuez pas ! cria Haruhiro tout en fonçant vers lui.
—Haruhirooooooo… ! cria Tokimune.
Quand Haruhiro regarda derrière lui, Tokimune était en train de jeter quelque chose.
—Attends, c’est un bouclier ?
—T’es devant ! Baisse-toi !
—Whoa !
Haruhiro s’abaissa, comme on le lui avait ordonné. Le bouclier de Tokimune frôla la tête d’Haruhiro en tournoyant. Il asséna un coup solide à la créature. Il y eut un son d’impact douloureux, suivi d’un grognement de douleur provenant probablement de la créature gobelinesque. Un bon nombre de personnes sautèrent au-dessus d’Haruhiro. Le temps qu’il se relève les Tokkis avaient encerclé la créature.
La créature gobelinesque était pétrifiée. Il était tombé au sol, les deux mains levées, comme pour dire « Je me rends ».
Inui s’accroupit en rapprochant la lanterne près de son visage. Un gobelin… ce n’était pas ça. Son visage et son corps en entier ressemblaient à celui d’une chauve-souris.
—Ce type est un vrai Ri-komo, huh, dit Kikkawa en pensant à la même chose qu’Haruhiro.
Ri-komo, pensa Haruhiro en le traduisant. Komori. Il veut probablement dire une chauve-souris, je pense.
—Ohh, Tokimune semblait impressionné. Très bien, appelons le Ri-komo à partir de maintenant.
Quoi, on lui donne un nom ? Pensa Haruhiro, surpris. Ri-komo ? Bah, j’en ai rien à faire.
Haruhiro et son groupe se placèrent mécaniquement derrière les Tokkis. Ranta était le seul qui essayait de se frayer un chemin entre Inui et Tada.
—Ri-komo, huh, dit Ranta. Hmm. t’as raison, il ressemble vraiment à une chauve-souris. Il a l’air faible.
—Chais pas. On peut jamais savoir, ouais ? Dis Tokimune, en s’abaissant juste à côté du Ri-komo. Hé, Ri-komo. T’as compris ? Tu… es… Ri-komo. Je… suis… Tokimune. OK ?
Les yeux de Ri-komo étaient grands ouverts, et tout son corps était en train de trembler. On n’aurait pas dit qu’il pouvait comprendre ce que Tokimune lui disait.
—Tokimune haussa les épaules. Tu comprends pas, huh. Je m’en doutais. Pour ma part, j’ai pas vraiment envie de te tuer sans raison valable, ou d’être hostile envers toi. Que faire…
—Abburoggurah , dit Ri-komo, ou quelque chose comme ça.
—Hmm ? Tokimune pencha sa tête sur le côté.
—Burabburoadah.
—Ouais, non, je comprends pas. Moi non plus je parle pas ta langue. Quoi ? Calme-toi. Parle doucement. Peut-être qu’on peut communiquer ?
—Aregoraburadeh furaburaguraboradoh, zarabadiofuraburah .
—Fry, je t’ai dit de parler doucement—
—Foah !
Ri-komo essaya soudainement de se relever. Mais, il n’y parvint pas. Il n’aurait jamais pu réussir. À cause de Tada. Le prêtre porteur de lunettes pulvérisa la tête de Ri-komo avec un seul coup de sa masse de guerres.
—Il ne nous aurait rien apporté.
Tada fit tournoyer sa masse dans les airs avant de la poser sur ses épaules, puis il utilisa l’index de sa main gauche pour replacer ses lunettes désormais couvertes de sang.
—J’devais le tuer. Pour l’instant, ils meurent tous, chacun d’entre eux.
—Bon, je suppose qu’on a pas vraiment le choix, huh. Tokimune se releva. C’est tuer ou être tué, et on peut plus vraiment faire quelque chose maintenant que tu l’as tué.
—C’est des chauves-sauvages, yeah ! dit Anna-san en sautant dans les airs. Des chauves-sauvages ! Non ! Vous êtes censés rire ! J’ai rassemblé chauve-souris et sauvage, yeah ?!
—Whahaha, Kikkawa donna un rire abusivement faux à Anna-san. Super, Anna-san ! T’es une révolutionnaire du rire ! Un rire révolutionnaire ! Gahahahahaha !
—Heh… Inui ajusta son cache-œil. Marrant…
—Vraiment ? Mimorin semblait être la seule à être dubitative.
M’enfin, on disait ça, mais, elle était complètement inexpressive, et elle pencha simplement sa tête sur le côté.
—B-Bon, ça c’est fait ! acquiesça Ranta. Maintenant quoi ?! On bute tout ce qui bouge ! Sur le tas ! Simple et efficace ! J’aime ça ! C’est carrément mon style !
Haruhiro regarda Kuzaku, Shihoru, Yume et Merry. Kuzaku était abasourdi. Shihoru, Yume et Merry étaient toutes prises de court. Haruhiro fit un grand soupir.
—C’était le bon choix.
Ri… Ri-komo… Ouais, j’aime vraiment pas ce nom, pensa Haruhiro, mais cela aurait été stupide de proposer une alternative. … On aurait dit qu’il allait attaquer. On sait pas à quoi on a à faire, alors pour se protéger, c’est plus sûr de les tuer, et je pense que c’est le meilleur choix.
—Mec.
Tada claqua sa langue en signe de protestation.
—Pourquoi tu dis des trucs aussi évidents ?
Uh oh… est-ce qu’il a envie de se fritter avec moi ? Se demanda Haruhiro. Ça se pourrait. Pas que je vais me battre avec lui.
Haruhiro fit une note mentale pour se rappeler que Tada était du genre bagarreur. Il l’avait à peu près deviné avant cet évènement.
Il était dur de sortir une réponse à ça. Si Haruhiro, le leader, était trop modeste, le groupe dans son intégralité se ferait prendre de haut. Enfin, cela dit, il ne voulait pas rentrer en conflit avec ce type.
Quoi qu’il en soit, Haruhiro accepta le regard de Tada. Je vais pas me laisser faire était la chose qu’il devait montrer ici.
Et maintenant, qu’y avait-il ensuite ? Qu’allait-il faire ?
—C’est une question de culture, tu sais.
Tokimune s’interposa entre Haruhiro et Tada en posant une main sur chacune de leurs épaules.
—On a des cultures différentes. Notre groupe et celui d’Haruhiro, cela va de soi. On doit, quoi déjà ? Accepter nos différences ? Et s’amuser tous ensemble ? Ouais ?
—Oh, j’ai pas de problèmes avec ça, dit Haruhiro.
Est-ce que j’en fais trop ? Se demanda-t-il. Mais Tada semble être du genre à se moquer sans arrêt de ceux qu’il considère comme inférieurs. J’ai l’impression que c’est ce genre de gars qu’il est.
—Si on peut s’amuser, je vais m’amuser, dit Haruhiro. Mais je pense que c’est pas sain pour nous de se retenir.
—Ouais, c’est mieux de ne pas nous forcer, dit Tada en se léchant les lèvres. Ça ne durera pas longtemps de toute manière. Je peux être très patient, si c’est nécessaire.
—Oh, vraiment ? dit Haruhiro. Tu m’en vois surpris.
—Oh, oui, je peux, dit Tada. T’as des yeux endormis, alors peut-être que tu ne vois pas très bien les choses.
Haruhiro prit une profonde inspiration.
C’est pas passé loin. J’ai failli péter un câble là.
—Je suis né avec ces yeux, et je peux voir tout ce que j’ai besoin de voir, Tada-san, dit-il.
—Oh, tu peux maintenant ? demanda Tada.
—Oui. Et donc ? Est-ce qu’on va s’amuser ?
—Oh, mais je m’amuse là, dit Tada.
—Moi aussi, dit Haruhiro. Ça alors, quelle coïncidence.
—Okay, okay, okay, okay, okayyyyy !
Kikkawa attrapa les mains gauches d’Haruhiro et de Tada et il les força à se serrer la main.
—Et voilà, tout est réglé ! Joyeux, joyeux, sourire, sourire ! On va passer un bon moment ensemble ! Ouais ! Harucchi, Tadacchi, tous les deux !
Tada balaya les mains de Kikkawa et d’Haruhiro, mais il ne dit rien de plus. Haruhiro fit rapidement une petite inclinaison.
—Désolé. Pour être allé un petit peu trop loin là.
—Nah.
Tada semblait avoir été déstabilisé par ces excuses, tout comme Haruhiro l’avait prédit.
—Bon, c’est pas grave.
Haruhiro s’était dit que c’était le meilleur dénouement qu’il aurait pu obtenir. Il savait qu’il n’était pas du genre fier, donc s’excuser et prendre sur sois ne le dérangeait pas plus que ça. Cependant, même si cela pouvait être un désavantage pour le groupe qu’il soit comme ça, cela changea les choses.
Cela dit, une attitude cavalière ne ferait que remuer le couteau dans la plaie. Il devait éviter les conflits tout en gardant la tête haute. C’était vraiment embêtant à faire, mais il était le leader. Il devait le faire.
Haruhiro recouvrit discrètement sa bouche avec une main et il soupira. C’est vrai, c’était une plaie à faire, mais il sentit aussi la satisfaction de l’accomplissement. C’était une autre facette de sa personnalité plane et ennuyante, et cela l’agaçait.
—Haruhiro ! l’appela une voix.
—Oui ? Bwuh —
Qu-Quoi ? Qu’est-ce qu’y vient de se passer ? Huh ? Quelqu’un m’a appelé ? C’est quoi ça ? Qu’est-ce qu’y se passe ? Je pige rien. Il y a plein de gens qui parlent autour de moi. Huh ? Qu’est-ce que ça signifie ?
Quoi ? Huh ? Poitrine ? Est-ce que c’est une poitrine ? Des seins ? Autour de mon visage ? Mon visage est enfoncé dans une poitrine ? Mais ils ne sont pas si doux, vous savez ? Après, je ne les ressens pas directement, je suppose ? Il y a des vêtements entre, je crois ? Est-ce que c’est un problème ? Quel problème ? Je sais pas. J’ai pas la moindre idée de ce qui est en train de se passer.
Quelqu’un était en train de l’étreindre. La géante, Mimori. Par Mimorin. Quelqu’un était en train de lui faire un câlin là maintenant. Fermement, très fermement. Mimorin était plus grande qu’Haruhiro. Par conséquent, le visage d’Haruhiro finit encastré dans la poitrine de Mimorin.
Mimorin entoura ses bras autour du dos d’Haruhiro et elle le pressa contre elle fermement. C’était assez suffocant. Mimorin était en train de reposer son visage sur sa tête. Elle dégageait un doux parfum qui ne ressemblait à rien qu’il ne connaissait.
Ouais, chais pas quoi faire avec ça, pensa-t-il, abasourdi. C’est ça, vous voyez ? Plus que ce que je pensais, plus que ce que j’imaginais— C’est genre, c’est quoi en fait ? Je m’attendais à ce qu’ils soient plus doux, plus mollassons ; que ce serait agréable, confortable ; que ce serait une expérience inoubliable. Je me suis dit que ce serait comme ça. Mais c’est pas le cas. Apparemment c’est pas ça. Ça fait mal, et ils ne sont pas doux ou quoi que ce soit. Mes rêves— Ils sont brisés. Je me sens trahi, en quelque sorte. Genre, Quoi ? C’est tout ? Genre, Je pensais que ce serait mieux que ça ! Sérieux, c’est pas juste !
—Là, là, lui murmura Mimorin.
Ouais, dis ce que tu veux, pensa Haruhiro. C’est quoi ça ? Sérieusement, c’est quoi ça ? C’est quoi çaaaaaaaaaaaaaaa ?!
—T’as fait de ton mieux, dit Mimorin.
—…Huh ?
—Là, là.
Sans le vouloir.
Soudainement.
Involontairement.
Et sans en avoir l’intention.
Sans y réfléchir, sans savoir pourquoi— —Ses yeux commencèrent à s’embuer.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, noooooon ! Cria-t-il mentalement. Pourquoi je pleurerais pour ça ? Et, attendez, c’est quoi ça ? C’est trop soudain. Quoi ? Qu’est-ce que tu sais ? Tu pouvais rien savoir. Si quelqu’un me disait ça sans savoir mes problèmes, je serais juste confus, ou peut être un petit peu en colère même. C’est quoi ton problème ? Tu te prends pour qui ? Tu me fais peur. Sérieusement. Tu fais flipper. Désolé pour ça, mais t’es énorme. Beaucoup trop putain d’énorme. Pas que je te le dirais en face.
—Um, er, Mimorin-san… marmonna-t-il.
—Non. Tu n’as pas besoin du -san, dit-elle. Mimorin.
—… Mimorin.
—Qu’est-ce qu’il y a ?
—Pourrais-tu t’écarter de moi… ? s’aventura-t-il.
—Okay.
Mimorin recula surprenamment facilement.
—Bon, c’est bien, pensa Haruhiro.
Si elle avait refusé, il aurait eu un problème encore plus gros.
—Mimorin… chuchota Tokimune en ayant l’air anormalement étonné. Mimorin, huh . Je vois. Alors c’est comme ça. Haruhiro, huh. Je comprends pas vraiment Mimori…
—Mimori a vraiment des goûts effroyablement mauvais, dit Tada en renâclant dérisoirement.
—Heh…
Inui avait le visage de quelqu’un qui venait de mordre dans quelque chose de déplaisant.
—Donc, c’est le destin, c’est ça ?
—Non, où tu vois le destin là ? Dis Haruhiro en battant en retraite.
Mimorin était en train de le regarder de haut, son expression aussi vide que d’habitude. Elle n’avait aucune expression, mais il pouvait sentir de la passion dans son regard.
—Whew. Anna-san secoua sa tête de gauche à droite. Anna-san ne comprend pas elle non plus, yeah. However, Mimorin, elle aime les choses bizarres et de mauvaises qualités, yeah ?
—Bizarre et de mauvaise qualité… Ranta explosa de rire. Whahahahah ! Ouais, Parupiro, c’est bizarre, c’est exactement toi, c’est génial ! Je vois, je vois, bizarre et de mauvaise qualité, huh ! C’est pour ça ! Je peux accepter ça ! Gwahahahaha ! Chapeau l’artiste, tu es une chose bizarre et de mauvaise qualité !
—… Ehe… Ranta… Tu n’es même pas de mauvaise qualité… Tu es plus bas que la mauvaise qualité… Ehehehe…
—Oh, la ferme ! hurla Ranta. Boucle-la, Zodiac-kun ! Tu vas me faire pleurer, putain !
—Uh, eh bien, commença Shihoru incertaine. Haruhiro-kun, mes… félicitations ?
—Non, c’est pas…
Haruhiro se stoppa. Son cerveau cour circuita ; il ne pouvait pas trouver les mots.
—Hoooo, les yeux de Yume s’écarquillèrent. Yume comprend pas vraiment, mais on dirait qu’y a quelque chose à célébrer.
—Félicitations, dit Merry avec un ton surprenamment vide.
—Bravo, dit Kuzaku en s’inclinant on ne sait pourquoi.
—Non, une seconde, att—C-C-C’est pas bizarre ?! C’est bizarre, pas vrai ?! Je veux dire, je ne ressens rien— MMimori-san non plus.
—Mimorin, le corrigea calmement Mimori.
—Mimorin ne ressent pas vraiment les choses comme ça… non plus… c’est pas ça, pas vrai ? Um… C’est quoi ? Erm, tu me consolais ? M’encourageais ? Quelque chose comme ça ? Est-ce que c’était… ce genre de chose… ? C’était… c’est ça ?
—L’amour ! beugla Ranta rigolant. L’amour ! C’est de l’amour passionnel ! L’amouuuuuur ! On a des amoureux ici ! A ! M ! O ! U ! R ! L’amouuuuuuuuur… !
—Toi, va crever ! explosa Haruhiro.
Il savait que ce n’était pas une chose qu’il était censé dire, même pour plaisanter, mais il ne regrettait pas vraiment de l’avoir dit. Haruhiro se tourna pour faire face à Mimorin. Il n’avait pas le courage pour la regarder dans les yeux. C’était bien trop effrayant de la regarder dans les yeux avec ces circonstances.
—C’était pour ça… pas vrai ? C’est ça, ouais ? Um… d-de la sympathie ? Peut-être ? Ou de la pitié ? Ce genre de truc…
—Je veux t’élever, dit Mimorin sans sourciller.
M’élever ? Genre, me soulever, ou un truc comme ça ? Non, c’est pas ça. Alors c’est quoi ?
—…Huh ? dit Haruhiro.
—Tu es mignon. Donc je veux t’élever.
—M’élever— Tu veux dire… comme, un animal… ?
—Oui. Je veux t’élever comme mon animal.
Haruhiro la regarda.
—J-Je peux pas être ton animal, tu sais ? Je veux dire, je suis humain…
—Dommage, dit-elle la voix pleine de regrets.
—Bah, c’est comme ça, dit-il soulager.
—Mais je n’abandonnerai pas, dit Mimori, déterminée. Et puis elle renifla.
Elle est genre— Attendez, elle est en train de pleurer ? Je crois bien.
—Un jour, je ferai de toi mon animal, dit-elle.
—… Oh, vraiment ?
C’était tout ce qu’Haruhiro avait pu répondre
C’est quoi ça ? Pensa-t-il, stupéfait.
Laisser un commentaire
Connectez-vous ou créez un compte pour commenter.