—… Ahh…
Haruhiro reposa sa tête sur la petit table et il ferma ses yeux. Les petites rues de L’Avant-Poste de Champ-Lointain étaient un endroit dédié à l’achat, à la production et aussi aux quartiers résidentiels. Un bon nombre des étales restait ouvert jusque tard dans la nuit, et Haruhiro avait fait de celui avec le moins de clients, un endroit qui était toujours lugubre et la plupart du temps vide, son repaire privilégié.
Enfin, on comprenait vite pourquoi cet endroit n’était pas plus populaire que ça : la nourriture y était désastreuse, et les boissons étaient tout juste passables. Le gérant avait toujours l’air de mauvaise humeur, et n’avait pas l’âme d’une personne accueillante.
Il y avait cinq sièges au comptoir, ainsi que deux autres tables en face de l’étal, chacune comportant trois chaises. Ce soir-là, il y avait un seul client au comptoir. À part ça, il n’y avait qu’Haruhiro à l’une des tables. En d’autres termes, il n’y avait que deux clients. C’était toujours plus que d’habitude. Ce n’était pas rare pour Haruhiro ait l’endroit pour lui tout seul.
Bien évidemment, aux heures du repas, il y avait un peu plus de monde, mais cet endroit était plus ou moins toujours comme ça quand il commençait à se faire tard. Ce n’était pas vraiment ses affaires, mais, pour être honnête, Haruhiro pensait que le gérant ferait mieux de fermer un petit peu plus tôt.
Haruhiro se rendait ici pour siroter un verre de vin ou une bière qu’il ne voulait même pas boire tout en combattant sa fatigue avant que celle-ci ne le rattrape. Peu importe sous quel angle on pouvait l’observer, ce n’était pas un bon client.
—Je suis claqué… se lamenta Haruhiro.
C’était un stand ignoble, mais il avait des bons points. Même si Haruhiro commençait à râler dans sa barbe comme il venait de le faire, il n’avait pas à s’inquiéter que quelqu’un l’entende. S’il lui faisait signe, le gérant le laisserait tranquille. Il pouvait être lui-même.
S’il restait seul tout le temps, il se sentirait probablement isolé. Mais ici à L’Avant-Poste de Champ-Lointain, ils vivaient dans une tente, ce qui voulait dire qu’il était avec Ranta, ou Kuzaku, ou les deux, pratiquement tout le temps. Quand il se rendait au Trou-Ô-Merveilles, il était évidemment avec ses camarades aussi, donc il n’avait que très peu de temps pour lui.
La seule opportunité qu’il avait était de venir ici en choisissant délibérément de prendre ce temps pour lui.
—… Enfin, c’est bien comme ça, marmonna-t-il.
Ce n’était pas comme s’il ne se plaignait pas, ou comme s’il n’évacuait pas son insatisfaction du tout. Il avait pour règle de vie de laisser sortir tout ce qu’il avait à dire, car tout retenir n’allait rien lui apporter de bon.
Mais il y avait certaines choses qu’il ne devait pas dire, et d’autres qu’il ne pouvait pas résoudre peu importe à quel point il en parlait. Au final, il y avait des choses qu’il devait garder pour lui.
—Si c’est entre camarades… ça reste pas si mal… mais si on ajoute d’autres gens…
Haruhiro était en train de penser qu’il ferait mieux de ne pas faire part de ces incertitudes envers leur coopération avec les Tokkis, ou de les dénigrer devant ses camarades. Personne ne s’était opposé à la décision, mais c’était tout de même Haruhiro qui avait pris la décision de travailler avec les Tokkis. Ce serait ne pas assumer que de s’en plaindre maintenant. Qui plus est, si la voix d’Haruhiro avait exprimé une opinion défavorable sur les Tokkis, cela aurait influencé ses camarades d’une certaine manière. Haruhiro avait peur de créer une atmosphère où les autres commenceraient à se dire, Les Tokkis sont trop nuls. On peut pas continuer comme ça.
Ça reste le premier jour, se dit Haruhiro à lui-même. C’est normal que ça ne se passe pas encore très bien. Les Tokkis peuvent bien être une bande de dégénérés, ils n’en sont pas méchants pour autant, et on passe du bon temps tous ensemble—peut être. Je crois. j’ai envie de croire ça. Je dois y croire.
Sois positif. Optimiste. Tourné vers l’avenir. Ou au moins sois capable de leur montrer la voie.
—… Me demandez pas l’impossible… marmonna Haruhiro. Il releva sa tête et pris une gorgée de sa bière désormais tiède.
Je suis juste pas comme ça. Être positif, optimiste, tourner vers l’avenir. En fait, je suis le contraire de tout ça. Je suis négatif, septique, et toujours coincé avec son passé.
… C’est ça, dit-il. Je commence à comprendre.
Tokimune semblait être quelqu’un d’impulsif. Il ne réfléchissait pas en profondeur sur quelque chose, et il faisait ce qui lui passait par la tête. Il avançait vers ce qu’il jugeait être quelque chose qui fonctionnerait, et tout le monde le suivait. Et au final, cela avait réellement marché.
Mais, même si ça a marché jusque là, ça veut pas dire que ce sera toujours le cas, pas vrai ? Il pourrait se foirer, non ? Il sera trop tard pour faire quelque chose quand il se sera bien rétamé, alors ce serait pas mieux d’être prudent ? J’ai peur. J’ai beaucoup trop peur. D’être un leader, j’ai peur de ça. Un leader doit faire, j’sais pas, de la gestion de risques, je suppose ? Il a besoin de penser à ce genre de truc. Il doit y penser.
—Non, c’est pas ça… marmonna Haruhiro.
C’est pas de ça dont il est question. Enfin, non, il y a de ça, au moins en partie, mais c’est plus que ça.
—… Est-ce que je suis jaloux ? se demanda-t-il à haute voix. Des gens comme Tokimune ?
Ils étaient les plus grands gigolos du Corps des Soldats Volontaires. Un gang de dégénérés complets. Mais ce n’était pas comme s’ils n’avaient pas de talent. Tokimune tirait son groupe avec lui sur des impulsions. En regardant l’attitude qu’il avait avec Anna-san, on pouvait dire qu’il se soucier de ses camarades, et eux semblaient lui faire confiance aussi.
Tokimune était un type extravagant. Haruhiro était trop banal et ordinaire.
Ce n’était pas qu’il voulait être bizarre. C’était juste que, quand il se tenait à côté d’une personne comme Tokimune, il commençait à trouver son existence sans intérêt et un peu pathétique.
Pour le dire plus brutalement, il se sentait inférieur. Peut-être cela le rendait plus irritable qu’il ne devrait l’être.
—… Ouais. Il y a de ça. Ça en fait partie. Il est cool… Ce mec est cool…

Haruhiro ne connaissait pas tant de leader que ça. Spontanément, il pouvait penser à Shinohara d’Orion, à Renji de la Team Renji, à Kajiko des Anges Sauvages, à Soma des Briseurs du Levant, et, en dernier, à Tokimune des Tokkis. Il n’y avait que ça.
Quand je fais la liste comme ça, ils ont tous un truc qui les rend cool à leur manière
—… Est-ce que c’est le charisme ? se demanda Haruhiro.
Ouais. C’est ça. Ils ont du charisme. Une aura qui leur est propre, quelque chose qui les fait sortir du lot. Ils ont l’air différents. Chais pas s’ils sont toujours comme ça, mais, en vrai, je pense qu’ils doivent avoir une aptitude pour ça.
Peut-être étaient-ils des personnes qui avaient quelque chose qu’Haruhiro n’avait pas. Il se l’était dit pendant tout ce temps. Il savait que ça devait être vrai. Haruhiro ne pouvait pas être comme Soma, cela allait de soi, ou même comme Renji, ou Shinohara. Mais tout de même, il devait être marginalement meilleur que Ranta, au moins, et il ne pouvait pas refiler le boulot à quelqu’un d’autre, alors il devait s’y coltiner. Il était arrivé à tenir jusqu’à maintenant, en quelque sorte. Haruhiro faisait du mieux qu’il pouvait, il ne pensait pas à des choses comme, je veux de la reconnaissance pour ça, ou, Laissez moi tranquille maintenant.
—… Désolé…
Haruhiro renfonça sa tête entre ses bras.
Je dois être pathétique. Je suis désolé pour être un aussi mauvais leader.
Il commençait à se sentir mal pour ses camarades. Un leader plus charismatique, plus résolu, plus apte pourrait être capable de faire ressortir encore plus la force de ses camarades. Renji avait essayé de se mettre Ranta dans la poche. Shihoru et Yume avaient reçu une offre de la part de Kajiko. Haruhiro suspectait que même Merry et Kuzaku devraient être capables de faire mieux que ce qu’ils faisaient en ce moment. Il se disait que peut être que lui, en tant que leader du groupe, était l’épine qu’ils avaient tous au pied.
… J’ai envie d’être cool…
Haruhiro rigola.
—Ouais, je peux pas dire ça.
—Je peux pas dire ça à qui que ce soit.
—Je dois garder ça pour moi et moi seul.
—… Okay.
Haruhiro se leva et nettoya le reste de sa bière en un coup. Il grimaça.
Dégueulasse. Pourquoi je dois boire cette pisse de chat ?
Il se disait souvent ça. Et pourtant, il continuait à la boire. C’était un mystère pour lui. Il laissa son mug en céramique sur le comptoir.
—Merci.
Bien entendu, le gérant, son visage cachait à moitié par une barbe abondante, ne fit que jeter un regard vers Haruhiro sans dire un mot.
Un Merci d’être venu, ou un Revenez nous voir. Dis au moins ça. pensait Haruhiro à chaque fois.
Et pourtant, il continuait à venir ici.
Mais, peut-être que je devrais arrêter.
Il se l’était dit un bon nombre de fois aussi. Il marcha lentement à travers les petites rues. Ils étaient arrivés à emballer leur exploration du jour sans prendre de risques. C’était la première expérience qu’il faisait de ce genre de chose, donc il ne savait pas si ça c’était bien passé ou non. Quoi qu’il en soit, alors qu’ils avaient progressé plus profondément dans le passage, ils avaient rencontré plus de ces cavités regorgeantes de ces genres d’œufs luminescents. Ils avaient exploré une dizaine de chambres comme celle-ci avant de rebrousser chemin, et il avait le pressentiment qu’il allait devoir observer plus de ces œufs dans ces grandes salles demain.
Il se disait, Est-ce que c’est tout ? Mais en même temps, il y avait un sensation de tension et d’anticipation unique, donc c’était amusant d’une certaine façon. S’ils rencontraient des créatures que personne d’autre n’avait observées jusqu’à maintenant, cela le mettrait dans tous ses états. Mais cette excitation viendrait sûrement avec une quantité égale de terreur. Il ne voulait pas perdre quelqu’un de la même manière qu’avec Manato et Moguzo.
Cela dit, maintenant, il ne ressentait pas la même douleur qu’il eut ressentie à ces moments tragiques. Au contraire, il réalisa qu’il était en train d’oublier cette douleur. Si cela continuait ainsi, il pourrait être amené à faire les mêmes erreurs. Et cela l’effrayait aussi.
—Je peux pas parler de ça non plus.
Quand Haruhiro discutait avec ses camarades, les noms de Manato et de Moguzo ne ressortaient jamais.
Était-ce voulu ? Cela devait être une chose qu’il faisait inconsciemment. Que ce soit l’un ou l’autre, il évitait de remettre ça sur la table.
—… Quelle plaie.
Haruhiro s’arrêta de marcher et leva ses yeux vers le ciel nocturne.
Il ne pouvait pas se lamenter en face de ses camarades. Voulait-il avoir l’air cool ? En tant que leader, il ne voulait montrer aucune faiblesse. Il ne pouvait pas se permettre d’inquiéter ses camarades. Il ne pouvait pas être négligent. Il ne pouvait pas faire ceci, cela, ou l’autre chose. Il ne pouvait rien faire. Il allait devoir faire ça. Il avait l’obligation de faire ceci. Et même après avoir tout donné en se forçant à le faire, il resterait éternellement ordinaire. Il pouvait tout au mieux être un leader dans la moyenne.
—C’est pas juste, en vrai… marmonna-t-il.
J’aimerais au moins avoir une copine. Non, c’est, chais pas… Est-ce que je veux vraiment une petite amie ?
Haruhiro se frotta la tête vigoureusement.
C’est quoi ça ? Une tranquillité d’esprit ? Quelqu’un avec qui je pourrais parler à cœur ouvert, quelqu’un avec qui j’aurais une relation de confiance absolue ? Ou alors c’est pour me réchauffer ? Bah, peut-être que je veux ça aussi. Genre, ce serait pas génial d’avoir quelqu’un à prendre dans mes bras ? Ou plus quelqu’un qui me ferait un câlin, peut-être ?
—Aughhhhhh… Je suis pitoyable… Ahhhh ! explosa-t-il.
Oh, merde, pensa-t-il consterner. On est pas au bar. Je suis au milieu de la rue. Tu crois faire quoi ici, hein ?
Haruhiro sentit la présence de quelqu’un qui venait de s’arrêter. Il se tourna pour voir qui c’était, et…
Ces deux-là devant, huh.
Il fut pris de vertiges.
—Ohh… dit la petite.
Celle à côté de la petite était énorme. Elle devait faire plus de 180 centimètres. Pas juste grande, mais énorme en général, bien qu’elle n’était pas grosse. Vu que la petite était petite, elles formaient une paire incroyablement contrastante.
—Qu’est-ce que tu fais, Haruhirokawa ? demanda la petite.
—Rien, vraiment… dit Haruhiro en reculant. … Rien de spécial…
Elles regardent. Elles me regardent. Sans cligner des yeux. Tout particulièrement, non, pas Anna-san, c’est la grande.
La géante, Mimori, avec ces légers traits de visages semblant appartenir à une petit animal ce qui était incongru par rapport à sa taille, était en train d’observer Haruhiro avec beauuuuuuucoup d’insistance.
Il voulait s’enfuir, mais ça aurait été bizarre. Elles penseraient qu’il avait un grain. Il ne voulait pas qu’elles, ou le monde entier, pensent qu’il était quelqu’un d’étrange.
—E-Et vous deux alors ? bafouilla Haruhiro. Qu’est-ce que vous faites là, toutes les deux, si tard ?
—Une balade, yeah, dit Anna-san. Une balade de « filles ». C’est une night walking, yeah. Est-ce qu’Haruhirokawa est en plein voyage pour se découvrir ?
—Ha ha , Haruhiro rit d’une manière suspecte. C’est pas vraiment ça. Je suis pas en voyage. Pas moyen. C’est censé être quoi ? Tu veux dire quoi par se découvrir… ?
—Aughhhhh !
Anna-san commença à tirer sur ses cheveux avec une expression horrible sur son visage.
—Je suis pitochableeeeeeee !
—J’ai pas dit « pitochable », dit Haruhiro, confus. Attends, c’est censé dire quoi « pitochable » …
—Why ? Pourquoi tu demandes à Anna-san, yeah ? C’est toi qui l’as dit, espèce de teigne !
—Non, j’ai dit que j’étais pitoyable…
—Pitoyable ! Anna-san pointa Haruhiro du doigt et rit si fort que des larmes coulèrent de ses yeux. Pitoyable ! Ce mot te va comme un gant, yeah ! Pitoyable !
—… T’as peut-être pas tort.
Il n’avait pas la force d’esprit de la contredire — ou, plutôt, il ne pouvait pas la contredire.
Ouais, je suis nul, je le sais. Je suis banal, ennuyant, indécis et pitoyable. Ouais, ouais, t’as raison. C’est exactement ça.
—Bon, peu importe, il se fait tard, alors soyez prudente, dit-il. On se voit demain.
Haruhiro tourna les talons et se dirigea de l’autre côté. C’était à l’opposé du chemin retour vers les tentes, mais il pouvait faire le détour. Au moment où il commença à marcher, l’une d’elles l’arrêta immédiatement.
—H-Hey !
—… Oui ? demanda Haruhiro.
Quand il regarda derrière lui, Anna-san était en train d’agiter ses mains d’une manière étrange.
—Uh… just now … um… À-À l’instant, too much… je suis peut-être allée trop loin ? Yeah ? Yeah… ?
—Huh ? Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-il, confus.
—… Uh… P-P-Pitoyable ?
—Ohh.
Il avait enfin compris. Anna-san était apparemment en train d’essayer de s’excuser. Haruhiro sourit ironiquement.
—T’en fais pas pour ça, vraiment. Ça me dérange pas plus que ça. T’inquiètes, dit-il. En vrai, je pense que ça me correspond pas mal. J’en suis conscient.
—Non ! T-T’es pas pitoyable, yeah ?
Anna-san leva l’index de sa main droite et elle l’agita d’avant en arrière.
—T’es pas pitoyable du tout.
Je suis pas si pitoyable que ça, huh ? Pensa-t-il, mais cela devait sûrement être sa façon de le dire.
Elle n’avait pas l’air de vouloir être méchante en le disant. Il commençait à comprendre, un petit peu, pourquoi Anna-san était chérie en tant que mascotte des Tokkis. Elle avait la langue bien pendue, et elle était bruyante aussi, mais il était dur de la détester.
—Merci, dit-il. Bon, sur ce, je dois rentrer et dormir. Bonne nuit, Anna-san et Mimori-san.
Quand il pencha la tête et qu’il se retourna pour partir, il fut à nouveau arrêté.
—Attends.
—… Oui ? demanda Haruhiro en se retournant encore une fois.
Cette fois, ce n’était pas Anna-san. C’était Mimori. Et elle était en train de se rapprocher d’Haruhiro à une allure soutenue
—Huh ? Quo ? Quo… ? laissa-t-il échapper.
Quoi ? Est-ce que je vais me faire tuer ? Mimori est toujours aussi inexpressive que d’habitude. Mais son aura est incroyable. Je veux dire, elle est énorme.
Mimori s’arrêta soudainement juste en face du visage d’Haruhiro.
Elle le regardait de haut. Elle faisait un bon dix centimètres de plus que lui.
—Mimorin, dit Mimori.
—Huh ? dit Haruhiro, le sang glacé par la peur. … Mi ? Mimo…
—Mimo… rin… ?
—My god … Anna-san se couvrit la bouche avec ses mains.
—Oui, Mimori hocha la tête. Mimorin.
—… Huh ? Qu’est-ce que c’est… ?
—Mon nom.
—…Mimorin-san ? dit-il .
—Appelle-moi Mimorin. À partir de maintenant, c’est comme ça que je veux que tu m’appelles. Mimorin.
—… Mimorin ?
—C’est ça.
—… S-Si tu veux, bégaya Haruhiro. Je… peux faire ça. Mimorin.
—C’est bien.
Mimorin plissa ses yeux et les deux coins de sa bouche s’élevèrent. C’était un sourire. Et un de satisfaction qui plus est. Mimorin fit un volte-face et s’en alla. Anna-san poursuivit Mimorin en faisant beaucoup de bruit par rapport à quelque chose. Mimorin ! What the hell ?! Are you crazy ?! —ou quelque chose comme ça.
—Je comprends pas.
Haruhiro n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire de ça.
Bah, peu importe. C’est bon comme ça ? J’en suis même pas sûr, mais je devrais rentrer et dormir. Dans l’intérêt de demain.

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