Haruhiro était arrivé en Grimgar, probablement sans qu’on le prévienne, dans un groupe de onze hommes et femmes. Il y avait eu Ranta, Shihoru, Yume et les défunts Manato et Moguzo. Il y avait eu aussi Renji, Ron, Sassa, Adachi et Chibi.
Et puis, il y avait eu Kikkawa.
—Mec, je veux dire, genre, sérieux ! Quelle coïnki-denkdenke ! Pas vrai ?! cria Kikkawa. Se retrouver dans un endroit comme ça — c’est, genre, un truc d’ouf ! Voilà quoi, sérieux ?! Je suis pris-sur, sur-pris ! Wow ! Fantastique ! Yay !
Il était anormalement avenant, bien trop positif, trop énergique, sociable avec tout ce qui bougeait, avait des connexions partout, et semblait être la définition vivante du mot « frivole ».
Renji avait rapidement mis Ron, Sassa, Adachi et Chibi sous sa coupe et il avait formé la Team Renji, et désormais il était difficile de trouver un soldat volontaire qui ne connaissait pas ce nom. Ils semblaient être toujours dans leur élément, et ils étaient devenus une vraie force que tout le monde reconnaissait.
Tandis que pour Haruhiro et son groupe, ils étaient les laissés pour compte qui avaient entre autres formé un groupe et qui étaient arrivés à se trainer jusqu’à aujourd’hui.
Kikkawa se retrouva à se débrouiller tout seul, et, bien qu’Haruhiro ne savait pas vraiment comment— il lui avait expliqué une fois, mais même cette explication n’avait pas vraiment de sens—il était parvenu à rejoindre un groupe de soldats volontaires séniors. Depuis lors, il appréciait sa vie de soldat volontaire avec le rire et une quantité tout bonnement astronomique de gaieté.
Kikkawa continua de déblatérer seul.
—Huh ? Alors ? Quoi, quoi ? Ohh, ohh, Ranta, ça roule ? Shihoru, toujours la même, je vois, je vois, heh heh, non, je me souviens pas de comment tu es d’habitude, mais, he, Yume ! Yumeeeeee ! Yayyyy ! La forme ?! Merry ! Merry-chaaaaan ! Wow, t’es encore plus magnifique que d’habitude— je rigole ! Enfin, c’est pas totalement faux non plus ! Kuzaku c’est ça ? T’es énorme, je veux dire, genre, truc de malade ! Alors ? Quoi, quoi, quoi ? Qu’est-ce vous faites dans les parages ? Vous jouez ? Genre, vous voulez jouer ? Dans le Trou-Ô-Merveilles ! Vous êtes une bande de joueurs ?! Whahahaha !
—Trop bruyant, yeah ! s’exclama une petit blonde aux yeux bleus avant d’attraper Kikkawa par le visage en le pinçant. Kikkawa est trop bruyant, yeah ! Parle trop, yeah !
—Owow, owowowowowow, attend, Anna-san, arrête ! Pas le visage ! Mon visage est important ! C’est ma vie ! beugla Kikkawa.
—C’est pas vraiment un bon visage, yeah ! Il est normal, yeah ! On dirait un champignon shiitaké, yeah ?! Il est nul, nul ce visage, yeah ?! s’énerva Anna-san.
Quand la petite blonde se tourna soudainement vers eux en quête de soutien, Haruhiro se renferma un peu sur lui-même, ne sachant pas quoi dire, mais Ranta s’attrapa le ventre et se mit à rire.
—Gyahahaha ! Shiitaké ! Un shiitaké, elle a dit ! Enfin, c’est plutôt normal, ouai, Kikkawa ! Ton visage ! Je ne pense pas qu’il soit moche cela dit ! M’enfin, peut-être un peu en dessous de la moyenne !
—Hey, bullshit !
Anna-san se tourna soudainement vers Ranta et lui fit un doigt d’honneur.
—Pourquoi t’insultes notre Kikkawa ?! Kill you ! Fuck you ! cria-t-elle dans un mélange de discours cassé et d’expressions étrangères.
—… Mais, tu l’as dit en première…
—Shut up ! Anna-san le dit ? Okay ! Tu le dis ? No ! Rentre-toi ça dans le crâne, le cul-terreux !
—Hahahah ! J’sais pas quoi dire.
Kikkawa semblait embarrassé pour on ne sait quelle raison.
—L’amour qu’Anna-san me porte est, genre, d’une catégorie poids lourd. C’est vraiment un KO technique. Hahaha, bwah… ?!
—Petit imbécile ! Dit Anna-san après avoir frappé Kikkawa avec une droite directe et l’avoir vraiment mis KO.
—Y a pas d’amour ici ! C’est comme la terre brulée ! Anna-san not love, but like, yeah ! Comment tu peux te tromper ?!
Shihoru, Yume, Merry, Kuzaku, Haruhiro et même Ranta — étaient tous abasourdis par l’énergie qui se dégageait d’Anna-san.
En passant, Anna-san portait un uniforme de prêtresse avec des lignes bleues. Incroyable, mais vraie, elle était une prêtresse. Qui plus est, de ce qu’Haruhiro avait entendu, elle avait été une mage auparavant. Cela n’avait aucun sens.
—Bon, en mettant ça de côté…
Un homme épouvantablement charmant et beau fit un pas en avant. Le bel homme portait un ensemble d’armures avec un hexagramme gravé dessus. Il était un paladin, comme Kuzaku. Quand il leur sourit, ils eurent un aperçu de ses dents. Leur blancheur était éclatante. Il était, genre, 200 % beau gosse, et il était évident qu’il était le leader du groupe que Kikkawa avait rejoint.
—Qu’est-ce qui t’amène par ici, Harukawa ?
—… Non, um, mon nom c’est Haruhiro, Tokimune, dit Haruhiro avec un ton étrange. Je crois que je te l’ai dit au moins deux fois.
—Oh, désolé, désolé, dit Tokimune. Tu es le pote de Kikkawa, donc je me suis dit que vous étiez connectés par le kawa dans vos noms, c’est pas ça ?
—J’apprécierais que, si possible, tu ne fasses pas ce genre de connexion entre nous… ? s’aventura Haruhiro.
—Très bien, Tokimune leva un pouce en l’air en faisant un clin d’œil. Haruhiro. Je l’ai maintenant. Je me tromperai plus. Je le jure.
—… Bien sûr.
T’as dit la même chose et t’as pris la même pose les deux dernières fois.
Mais ce fut quelque chose qu’Haruhiro décida de ne pas dire.
C’est juste probablement comme ça qu’il est. Après tout, il a laissé Kikkawa le rejoindre, et ils s’entendent bien, donc il ne peut être en aucun cas normal. Anna-san a une personnalité bien à elle aussi. Enfin, les autres n’ont rien à leur envier non plus. En fait, ce n’était pas comme si l’en d’entre eux avait l’air normal.
—Enfin, vous savez, dit un autre gars qui avait l’air sain en réajustant ses lunettes.
L’uniforme de prêtre lui allait bien aussi. L’énorme marteau de guerre qu’il transportait pouvait porter à confusion, mais peu des gens qu’il croiserait penseraient, Oh, ouai, ce gars à un problème. C’est la mine, donc ils doivent être à la recherche des grimbles. Y’a rien d’autre ici.
—Heh…
Le grand homme qui grogna en guise réponse, de son côté, avait clairement un problème. Tout d’abord, il avait une queue de cheval. Ensuite, il avait un cache-œil. Et c’était un vieux gars. Il avait l’air d’être dans la fin de sa trentaine, mais ils avaient appris qu’il n’était pas si vieux que ça. Un carquois rempli de flèches était accroché dans son dos, et deux épées à tranchant unique pendaient à ses hanches. Il portait une combinaison en cuir qui le collait au corps, ce qui le faisait ressembler a, eh bien… une sorte de déviant sexuel. Tout comme nous… du coup, huh. Heh… Celui qui portait des lunettes se nommait Tada. Celui avec le cache-œil, c’était Inui. Il y avait une dernière personne dans le groupe de Tokimune.
La dernière membre de son groupe rivalisait avec Inui en matière de taille. Si vous preniez en compte la coiffe de mage qu’elle portait, elle aurait pu même être plus grande que lui. La robe de mage qu’elle portait n’était pas si exiguë, mais elle avait tout de même l’air d’être enroulée dans ses vêtements.
—Elle est énorme, pensa Haruhiro.
Bien entendue, elle n’était pas aussi grande que Kuzaku et ses 190 centimètres. Cependant, elle était énorme — pour une femme, cela pourrait être bien de le rajouter. Mais elle était assez large pour que quiconque la croise s’en souvienne.
À l’instar de sa taille, les traits de son visage ainsi que les épais et longs cheveux qui s’échappaient de son chapeau étaient petits et disproportionnés. On aurait dit qu’ils appartenaient à une fille qui faisait moins de 160 centimètres de haut.
—Son nom —C’est quoi déjà ? Se demanda Haruhiro. Je la reconnais parfaitement, mais j’arrive pas à m’en rappeler. Je sais que son surnom c’est Géante.
Les yeux de Miss Géante étaient comme ceux d’un petit animal adorable, ce qui allait bien avec son visage, mais pas avec sa taille, et ils étaient rivés sur Haruhiro pour on ne sait quelle raison.
—Non, c’est pas ça, réalisa-t-il . Ca doit être quelque chose derrière moi. Miss Géante doit regarder le trou.
Haruhiro lança un regard à Ranta.
… Qu’est-ce qu’on fait ? Signala-t-il à Ranta avec ses yeux en espérant une réponse. Ranta arrivait toujours à comprendre ce qu’il voulait. Il arrivait au moins à faire ça.
—Uh… erm…
Ranta se racla bizarrement la gorge tout en se déplaçant discrètement devant le trou.
—Ouais, non, c’est pas discret du tout, pensa Haruhiro.
Au contraire, il serait plus juste de dire que Ranta avait attiré l’attention de Tokimune et compagnie sur le trou. Ranta semblait se dire la même chose.
—… C-C’est, eh bien… Vous pouvez faire genre que vous avez rien vu ? demanda Ranta.
—Ouais, répondit Tokimune avec un hochement de tête et un sourire. Ce n’est pas arrivé !
—Ce n’était pas là la dernière fois que nous sommes venus par ici, si ? Dit Tada le porteur de lunettes en se frottant le menton et en penchant sa tête sur le côté.
—Ah bon ? Ah bon ? Kikkawa fonça vers le trou. Est-ce que c’est ça ? Ça pourrait, peut-être, être ça ? Pas possible ! Genre, impossible ?! Est-ce qu’on a une découverte ici ?! Est-ce que c’est ça !
—U-Une seconde ! Ranta barra la route à Kikkawa. On était ici en premier ! C’est notre découverte !
—Nuh-uh-uh-uh, dit Kikkawa en agrippant Ranta. C’est pas juuuuuste. Sois pas comme ça, Ranta ! On est potes, pas vrais ? Ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à toi est à moi aussi. Ouais ?
—T’as cru c’était la fête, fry ! beugla Ranta en écartant Kikkawa. Pas la moindre chance, abrutie ! Tout dans ce monde appartient à moi, Ranta-sama, c’est assez évident !
—Heh… Inui, celui avec le cache-œil, posa ses mains sur les poignées de ses épées. Ton avidité pourrait causer ta perte, tu sais… ?
—T-T-Tu veux te la mettre ?! Je te prends quand je veux, le punk ! beugla Ranta.
—Si tu veux te battre, laisse-nous en dehors de ça, dit Shihoru en s’écartant de lui.
—H-Héééééé ?!
Ranta regarda Haruhiro et les autres membres du groupe. Comme s’ils s’étaient tous concertés avant, Haruhiro et les autres firent en sorte de ne pas croiser son regard.
—Hahaha ! gloussa Anna-san en bombant sa poitrine.
Bien qu’elle faisait à peu près 155 centimètres, sa poitrine était bien développée.
—Abruti de Ranta ! Pas populaire, yeah ! Comme je m’en doutais, yeah !
—Ferme ta bouche ! Espèce de demi-portion tachetée avec des gros seins ! Je vais te peloter ! cria Ranta.
—Essaie, si tu crois que tu peux, yeah ! Parce que les sbires d’Anna-san vont te hacher menu avant ! Tu parles pas de mes taches de rousseur, imbécile ! Je suis sensible par rapport à ça, abruti ! Occupe-toi de ton cul plutôt, asshole ! Bouffon, bouffon bouffon ! Ranta le bouffon ! Ahhhh, pas de pardon ! Punissez-le au nom du ciel, yeah !
—… Hé, Haruhiro fit un signe à Ranta avec son menton. Excuse-toi, Ranta, Anna-san est en train de pleurer.
—Pourquoi je devrais m’excuser ?! cria Ranta. Te fous pas de m—
—Hmm… Tokimune caressa la tête d’Anna-san tout en dégainant son épée. Bon, peut-être que je vais te punir au nom du ciel. On laissera personne s’en allait librement après avoir blessé Anna-san. Après tout, c’est notre précieuse mascotte.
—Je… ! Ranta se prosterna à la vitesse de la lumière. Je suis désolé ?! Je ne mentionnerai plus jamais les taches de rousseur, alors pardonnez-moi ?! S’il vous plait ?!
—C’était rapide… se marmonna Miss Géante à elle-même, prise de court.
—Espèce d’attardé de tête de citrouille ! cria Anna-san en posant son pied sur la tête de Ranta. Si c’est pour t’excuser, alors ne dis rien tout court ! Si t’as appris ta leçon, tu seras l’esclave d’Anna-san à partir d’aujourd’hui ! Sois reconnaissant, motherfucker !
Ranta grogna sous la douleur tandis qu’elle lui marchait dessus, mais il resta immobile et ne fit rien.
Bon, c’est probablement mieux qu’il ne fasse rien, pensa Haruhiro. S’il ne se contrôle pas, ça va vite partir en sucette.
Le plus grand groupe de gigolos parmi le Corps des Soldats Volontaires. C’était la réputation que le groupe de Tokimune, les Tokkis, avait acquis. Mais ils avaient été en service bien plus longtemps qu’Haruhiro et son groupe. Ils devaient être assez forts pour avoir été actifs aussi longtemps.
Les Tokkis n’étaient pas du genre à se la jouer prudent non plus. Ils étaient plus que ravis de prendre des risques, et ils étaient tout de même arrivés à tenir pendant tout ce temps. Ils étaient plus qu’un groupe de gigolos excentriques.
Haruhiro avait nullement l’intention de rentrer en conflit avec les Tokkis. Kikkawa s’était engagé en même temps qu’eux, et ils lui en devaient une pour leur avoir présenté Merry en plus. S’ils pouvaient s’entendre paisiblement, il se disait que ce serait pour le mieux.
Le problème était, était-ce la même chose pour Tokimune ?
—Um, Tokimune ? demanda Haruhiro.
—Qu’est-ce qu’il y a, Haruhikawa ? demanda Tokimune.
—… C’est Haruhiro.
—Oh, mince alors. Donc ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tokimune rengaina son épée. Tu veux le faire ? Ensemble. On peut le faire nous tous.
Ce sourire charmeur semblait déconcertant désormais.
—Le faire. Ensemble, pensa Haruhiro. Est-ce que c’est… notre seule option ?
Étant donné les circonstances, cela n’aurait pas été étrange que les Tokkis, qui étaient leurs ainés, ignorent Haruhiro et les autres, ou les mettent sur le côté en prenant la découverte pour eux.
On va pas faire ça — partageons la découverte, était-ce que Tokimune était en train de proposer.
Enfin, on a trouvé le trou en premier, était quelque chose qu’Haruhiro se disait, mais d’une certaine façon, ce n’était pas un mauvais compromis.
S’ils avaient été heureux d’avoir été les premiers à découvrir cet endroit, ce serait une chose. Mais, vu qu’ils étaient déjà là, il voulait aussi l’explorer. La vaste majorité des soldats volontaires était plus expérimentée et plus accomplie qu’Haruhiro et son groupe, mais il était possible que personne ne soit allé plus loin par là. S’ils pouvaient être les premiers à poser leurs empreintes de pas sur cette terre, il voulait le faire. Et pourtant, il n’avait aucune idée de ce qu’il pourrait y avoir, ou vivre de l’autre côté du trou. Cela pouvait être quelque chose, ou quelqu’un, de vraiment, vraiment dangereux, donc il y avait des risques.
Si les Tokkis viennent avec nous, ce serait rassurant, pensa-t-il. Si on peut leur faire confiance, cela va de soi.
—J’ai une condition, si je puis dire… dit Haruhiro en jaugeant avec attention l’expression de Tokimune.
Est-ce qu’il est simplement ouvert avec nous, ou est-ce qu’il a quelque chose derrière la tête ? Se demanda Haruhiro.
C’est dur de savoir avec ce type.
—Pour l’instant, au moins, pourquoi on garderait pas ça entre nous ? Finit Haruhiro.
—Ça me va, dit Tokimune avec légèreté en levant son pouce vers lui. Haruhirokawa, avant qu’on en parle autour de nous, et qu’on se donne tous les deux le signal, ce sera un secret entre nous douze ici présent. Enfin, c’est pas comme si on pouvait cacher l’endroit, donc si quelqu’un le trouve, on pourra pas y faire grand-chose.
—Bah, ouai, t’as pas tort là, dit Haruhiro. Ces derniers temps, j’aurais dit qu’on était les seuls à venir au puits de mine, mais vous êtes venus après tout. Et aussi, mon nom c’est pas Haruhirokawa, c’est Haruhiro.
—Haruhiro, huh. Désolé, désolé. Hmm. Enfin tu sais comment c’est. C’était une pure coïncidence. Qui a suggéré qu’on vienne ici ?
—Moi. Miss Géante leva sa main.
—Oh, ouai. Mimori, huh, dit Tokimune en souriant plus qu’il ne le fallait. Mimori, c’était pourquoi déjà ? Pourquoi on devait venir au puits de mine.
—Parce que j’aime les grimbles, dit simplement Miss Géante, qui s’appelait apparemment Mimori. Ils sont mignons.
—C’est ça, c’est ça. C’était ça. Je m’en souviens maintenant, Mimori, tu nous disais que tu voulais en capturer un pour t’en faire un animal de compagnie.
Mimori acquiesça.
Ouaip, pensa Haruhiro. Je savais bien que Miss Géante serait une fille bizarre elle aussi.
Daaaans touuuuus les caaaaas. Tokimune étira sa main droite vers Haruhiro. Travaillons bien ensemble, Haruhiro.
—Faisons de notre mieux.
On dirait qu’il a finalement retenu mon nom, pensa Haruhiro. Il se tourna vers ses camarades. Personne ne semblait mécontent. Bien que Ranta était toujours sous les pieds d’Anna-san.
—On s’en remet à vous, dit Haruhiro en prenant la main de Tokimune. On compte sur vous.
—Heh heh heh ! Tokimune secoua énergiquement sa main de haut en bas. Ça pourrait être un peu difficile, tu sais ?
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