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Chapitre 9

La Venue Des Anges

Traduction · JGarden, Relecture · Angeloids, Édition · Angeloids. Lecture ~13 min

Quelques fois, les gens disent qu’ils ne sont pas « dans leur élément ». C’était exactement comme ça que Shihoru se sentait à cet instant. Près de la Rue du Jardin de Fleur, il y avait un restaurant appelé le Maraika. Ce n’était pas comme s’il y avait une pancarte qui indiquait ce nom, mais cet endroit était géré par Maraika-san, et donc c’est comme ça que les gens ont communément désigné ce lieu.

La clientèle du Maraika était à peu près âgée de dix-neuf ans et souvent, pour ne pas dire toujours, il n’y avait que des femmes. Ce n’était pas que les hommes n’étaient pas les bienvenus, c’était juste que la clientèle exclusivement féminine rendait ce lieu dur à approcher pour la gent masculine.

D’un autre côté, cela était plus facile pour les femmes d’y venir, et c’était un endroit relaxant pour elles. Il n’y avait pas beaucoup d’endroit comme celui-ci, ou du moins, Shihoru n’en connaissait pas d’autre, et la nourriture y était bonne, donc quand un groupe de filles avaient envie de sortir juste entre filles, le Maraika était toujours leur première option.

Cela allait sans dire que les femmes qui sortaient manger — principalement des soldates volontaires ou celles qui travaillaient dans l’industrie du service — avaient de grandes chances de se trouver au Maraika, donc cet endroit était toujours bondé.

Aujourd’hui elles avaient évité les heures de pointe, en venant un petit peu plus tôt, donc il y avait des sièges libres. Et pourtant, Shihoru et Yume furent forcées de s’asseoir dans le coin d’une grande table, l’une à côté de l’autre. La nourriture qu’elles avaient commandée leur avait été servie, et le temps qu’elles en mangent la moitié, les restaurants était déjà plein à craquer.

—Donc, comment ça s’passe, Shihoru ? demanda Yume.

—Mon apprentissage ? dit Shihoru en hésitant.

—Ça m’a pris quatre jours pour apprendre un sort… Ça va vraiment être dur de l’utiliser en combat… Je pense. Je n’ai utilisé que la magie Darsh jusqu’à présent, après tout…

—La magie Darsh, huh, dit Yume.

—Dans la magie, il y a ce qu’on appelle les maitrises, tu vois … commença Shihoru.

—Hmm ? Moutarde ?

—… Uh, non. Mai-tri-se.

—Ohh, dit Yume.

—Tu voulais dire maitrise, huh. La maitrise, d’accord. C’est quoi ça ?

—Pour un mage, sa puissance magique provient des élémentaires, dit Shihoru.

—Ce sont des sortes de créatures magiques, pour que tu voies un peu, et il y en a quatre types…

Shihoru les compta sur ses doigts.

—Arve, Kanon, Falz, et Darsh.

—Cave, et Marron, et Fax, et Cash ? Mmhmm, dit Yume.

—C’est dur de s’en souvenir.

—… Peu importe, il y a quatre types d’élémentaires. La connaissance de chacun d’eux … les techniques pour les utiliser proprement… et l’expérience que tu gagnes en les utilisant, tout ça se range dans ce qu’on appelle la maitrise. Chacun des éléments à ses propres particularités. Il y a quelques similarités, mais d’autres choses sont complètement différentes …

—Donc, alors, y a quatre maitrises, ou un truc du genre ? demanda Yume.

—C’est ça, dit Shihoru.

—Par exemple … la maitrise pour Arve et Darsh sont séparés. Pour moi… j’ai utilisé Darsh pendant tout ce temps, alors j’ai un peu de maitrise dans cette branche. Mais ça ne vaut rien pour les autres magies, du coup c’est un peu comme repartir de zéro…

—Ohhh, dit Yume.

—Ça a l’air dur. Yume, elle est une chasseresse, donc y a pas beaucoup d’options pour elle. Il y a son arc, sa machette, et ensuite, quoi, les compétences de chasse ? C’est tout. Huh ? Wow, ça fait trois choses complètements différentes, mais Yume, elle n’a eu aucunes compétences de chasse, t’sais.

—… Est-ce que s’occuper d’un chien loup rentre dans cette catégorie ? demanda Shihoru.

—Ouaip. Mais, t’sais, Yume est en train d’se dire qu’elle devrait abandonner l’idée. Yume a l’argent, mais si elle veut en élever un, ça doit être depuis un chiot. Elle veut bien en prendre soin, t’sais ? C’est possible de le laisser à quelqu’un d’autre, mais Yume veut pas vraiment faire ça.

—Dans notre situation actuelle, ce serait dur de donner à un chiot toute l’attention dont il a besoin … appuya Shihoru.

—Ouais, Yume s’disait ça, elle aussi. Même si Yume serait capable de l’élever, elle se sentirait mal pour le pauvre petit.

—Ce n’est pas facile de prendre soin d’un animal…

—C’est vrai, dit Yume.

—Ça demande… de la détermination, peut-être ? Donc, dans tous les cas, si tu entraines bien un chien loup, il ne trahira jamais son maître. Il défendra son maître jusqu’à sa mort.

—… J’aimerais bien avoir quelqu’un comme ça, dit Shihoru.

—Hoh ? Shihoru, tu préfèrerais avoir une personne apprivoisée plutôt qu’un chien apprivoisé ?

—Huh ? Oh, non, je ne voulais pas dire ça comme ça …

Shihoru utilisa sa fourchette pour repousser le peu de nourriture qu’il restait dans son assiette. Yume était assez peu réceptive à ce genre de chose, ou alors complètement indifférente, donc quelques fois elle ne comprenait pas vraiment ce que Shihoru lui disait.

Quand elle regarda Yume, Shihoru se disait parfois qu’elle était peut-être elle-même anormale. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le faire, mais elle divisait les membres du sexe opposé en deux catégories ; ceux dont elle pourrait tomber amoureuse, et ceux dont elle ne pourrait pas. Shihoru se sentait légèrement dégoutée par cette part d’elle-même. Elle aurait voulu être un peu plus ignorante sur ce sujet, comme Yume.

Quand je décide que j’aime un garçon, ça me fait juste souffrir, pensa-t-elle tristement. Je ferais mieux de ne jamais tomber amoureuse.

—Hé, vous deux, dit quelqu’un.

Shihoru ne s’attendait pas à ce que quelqu’un les appelle, alors elle fut vraiment surprise. Elle se tourna en direction de la voix. Elle connaissait —non, ce serait un peu trop fort comme mot pour le dire — elle reconnaissait le visage de l’oratrice, elle reconnaissait cette façon de s’habiller. Elle était une femme forte musculairement avec une étole faite de plumes blanches autour de son cou et ses cheveux étaient attachés avec un bandana qui, naturellement, était aussi décoré avec des plumes blanches.

—Je m’appelle Kikuno, mais je suppose que vous ne le saviez pas, dit la femme.

—Nous ne nous sommes jamais vraiment présentées. Mais bon, je vous connais vous deux. Vous vous êtes battues ensemble à Mortecrâne, ouais ?

—Ahh !

Yume pointa Kikuno du doigt.

—T’es l’une de ces Anges Sournoises, non ?

—… C’est les Anges Sauvages, dit Kikuno.

—Et ne pointe pas les gens comme ça. C’est malpoli.

—Oups. D-Désolée. Yume y fera plus attention désormais.

—Tu fais bien, dit Kikuno.

—Je suis assez indulgente, mais beaucoup de personnes sont plus caractérielles. Bon, pas que ce soit important. Kajiko !

Kikuno se retourna et elle commença à agiter sa main. Essayait-elle de faire venir quelqu’un par là-bas ? Non, pas juste quelqu’un.

—Whoa-ho !

Yume laissa échapper un étrange cri. Le corps de Shihoru se figea entièrement, et elle ne pouvait que regarder la grande femme qui était en train de marcher vers eux avec d’énormes enjambées.

—Désolée, cela vous dérangerait-il de nous laisser vos sièges ? demanda Kikuno, chassant les trois clientes qui étaient assises à côté de Shihoru et Yume.

Kikuno et la grande, et effrayante beauté s’essayèrent dans les sièges maintenant vacants. L’effrayante beauté. Pour dire vrai, Kajiko était vraiment effrayante. Effrayamment magnifique, et juste purement effrayante. Rien que le fait d’être assis à côté d’elle comme ça, était intimidant. Pour être honnête, Shihoru voulait s’enfuir. Si elle s’enfuyait, elle était sûre qu’elle se ferait couper en deux. Même Yume, habituellement insouciante, était aussi silencieuse qu’un mort.

—J’aimerais vous dire « ça fait longtemps », mais ça ne fait pas si longtemps que ça.

Quand Kajiko sourit, Shihoru avait la sensation qu’une lame gelée était en train de s’appuyer sur son coeur.

—Je suis Kajiko, cheffe des Anges Sauvages. C’est Shihoru et Yume, c’est ça ?

Shihoru hocha silencieusement et mécaniquement sa tête, comme un chiot.

—…Huh ?

Yume pencha sa tête sur le côté.

—Comment vous connaissez les noms de Yume et de Shihoru ?

—Je fais mes recherches sur des filles qui m’intéressent.

Kajiko venait de dire sans le vouloir quelque chose de vraiment effrayant.

—Ce guerrier qui était avec vous, il en avait une sacrée paire, pour un homme. Toutes mes condoléances pour votre perte.

Shihoru se mordit la lèvre. Pourquoi ? C’était étrange. Bien qu’elle n’ait pas été triste comme ses camarades, qu’elle ne put même pas le pleurer, à cet instant, quand elle entendit Kajiko parler de Moguzo, son cœur fut envahi par l’émotion. De la joie, de la fierté, et de la solitude. Finalement, le fait qu’elle eut perdu un précieux et irremplaçable camarade la rattrapait.

—… Moguzo était vraiment fort, non ? marmonna Yume en abaissant le regard.

—Je le pensais en effet, dit Kajiko en regardant au loin pendant un petit moment.

—Vous êtes toujours inexpérimentées. Vous êtes pratiquement des bleues. Vous avez encore beaucoup de choses à découvrir. Si ce guerrier avait eu la chance de grandir comme il se doit, il aurait pu se faire un nom parmi nous. À la toute fin, je suis sûre qu’il avait assez évolué pour pouvoir se battre aux côtés de ce frimeur qui est arrivé en même temps que vous.

—… Avec Renji-kun…

Shihoru serra les dents. Kajiko n’était probablement pas le genre de personne à faire l’éloge des autres. Ça au moins elle en était sûre. C’était une personne honnête et appréciée qui dirigeait un clan comme les Anges Sauvages. Elle pouvait lui faire confiance. Moguzo avait été fort. Il aurait pu devenir plus fort. Bien plus fort.

—Bon, ça arrive parfois, dit Kajiko en haussant les épaules.

—Ce n’est pas inhabituel que quelqu’un avec un potentiel bourgeonnant meurt avec qu’il n’ait pu éclore. Pour dire vrai, plus une personne a de talent, plus tôt elle mourra. Ceux qui sont faibles et timides n’essayent pas de faire face aux gros morceaux pendant un combat. C’est comme ça qu’ils survivent. C’est comme ça que j’ai fait.

Kikuno la regarda et leva les yeux au ciel.

—… Non c’est faux, Kajiko.

—Nah, dit Kajiko.

—Vous les filles avaient une trop haute estime de moi. C’est vrai, je ne suis pas banale. Je ne vaux rien par rapport à Soma ou à Kemuri, mais je suis pratiquement sûre de gagner contre « Diable Rouge » Ducky, contre « Tête-à-Tête » Max, ou contre Shinohara. Mais ce n’est pas comme si ça avait toujours été le cas. J’étais assez pathétique pendant mes premiers pas en tant que soldate volontaire. C’était juste que, grâce à mon visage, je ne manquais pas d’hommes stupides prêts à me protéger. Pour être honnête, ça me rend malade. Mais les faits sont les faits. J’ai utilisé ces stupides, vulgaires, et méprisables hommes comme marche pied pour devenir plus forte, petit à petit. Bien entendue, je ne suis pas en train d’affirmer que je n’en avais pas le potentiel. Je devais l’avoir. C’est juste que, tout le monde l’a. Le plus important est de ne pas mourir. Vous devez rester en vie, peu importe ce que cela vous coûte, accrochez-vous à tout ce que vous pouvez, et bâtissez vos propres capacités. Shihoru. Yume.

—… O-Oui ? bégaya Shihoru.

—Meow ? demanda Yume.

—Vous avez perdu ce guerrier, dit Kajiko.

—Il avait dû être le pilier central de votre équipe. Même en faisant des estimations modérées, votre groupe a perdu au moins la moitié de sa force. Vous ne pouvez pas survivre dans ces conditions.

Shihoru essaya d’avaler sa salive, mais sa bouche était sèche, ne lui lassant pas même une seule goutte de salive à avaler. Quand elle se tourna vers Yume qui était à côté d’elle, les yeux de sa camarade étaient grands ouverts et ses lèvres étaient tendues.

—Vous deux avez beaucoup à offrir, dit Kajiko en attendrissant un peu son expression.

—Zoran Zesh était un puissant ennemi. Les orcs sont une race puissante, mais, pour être franche avec vous, peu d’orcs seuls arrivent à être aussi fort. Les seules personnes qui auraient pu le prendre en un contre un sont Soma et Kemuri, je dirais. En sachant vos exploits passés, cela n’aurait pas été surprenant que vous mouriez tous. Et pourtant, vous êtes toujours là. C’est impressionnant. Cependant, malheureusement pour vous, votre groupe s’est effondré. Vous ne pouvez pas vous battre sans guerrier. Ça ne prendra que peu de temps avant que l’un d’entre vous ne meure. Une fois qu’il sera mort, un deuxième le suivra, puis un troisième. C’est généralement comme ça que ça se passe. Si ce guerrier avait survécu, votre groupe serait l’un de ceux à surveiller, j’en suis sûre. En prenant en compte l’autre groupe bien connu qui est arrivé en même temps que vous, les gens auraient commencé à parler de vous comme la génération d’orée. Mais cette possibilité n’est plus désormais. Si vous vous accrochez à ce groupe pour toujours, Shihoru, Yume, la seule chose qui vous attend est une mort misérable.

—… Vous êtes en train de dire … que l’on devrait s’en séparer … c’est ça ? demanda Shihoru la voix tremblante, ce à quoi Kajiko répondit immédiatement,

—C’est ça, en acquiesçant.

—Rejoignez les Anges Sauvages, continua Kajiko.

—Je n’insisterais pas pour que vous preniez votre décision dans la seconde, mais vous êtes les bienvenues. J’ai un groupe qui pourrait accueillir une mage et une chasseresse dès demain. Nous sommes un clan exclusivement féminin, ajouta Kikuno avec un sourire étrangement familier.

—Aucunes de ces pourritures d’hommes ne sont acceptés. Personne ne vous utilisera. On s’est mise en bande ensemble pour s’améliorer, pour survivre, et pour apprécier la vie. Les hommes sont bannis, mais ne pas les avoir dans les parages ne nous a jamais causées des problèmes. En vrai, vous savez quoi ? On serait mieux sans aucun de ces hommes stupides. Peu importe à quel point ils essaient de faire bonne figure, quand on en vient à ça, ils sont tous les mêmes. Ils ne nous voient que comme les objets de leurs immondes désires.

—Kikuno, tu vas un peu trop loin, dit Kajiko.

—Ah, désolé, Kajiko. Je me suis laissé emporter…

—Il est vrai que les hommes sont bannis, mais c’est seulement pour rejoindre le clan, dit Kajiko.

—Ce que vous faites de votre temps libre ne regarde que vous. Cependant, si quelqu’un blesse l’une de mes camarades, je ne lui pardonnerai jamais. Ils peuvent bien courir ou se cacher, mais je les retrouverai et je leur ferai payer. Seul un idiot ne s’en rendrait pas compte, donc personne n’essaye de faire les choses à moitié avec l’une de nos filles. S’il y a un homme qui essaye de se rapprocher de vous malgré ça, vous pouvez être sûre qu’il est honnête. Je ne battrai pas un homme comme ça jusqu’à la mort, alors ne vous faites pas de soucis.

—J’sais pas… dit Kikuno.

—Si tu as quelque chose à dire, Kikuno, regarde-moi dans les yeux et dis-le, dit Kajiko d’une voix menaçante.

—O-Oublie-ça.

La mort, pensa Shihoru. Une mort misérable. À ce rythme, on va mourir.

Shihoru regarda le sol et ferma les yeux.

Manato.

Moguzo.

Elle se remémora les visages de ses camarades au moment de leur mort. Shihoru et les autres allaient-ils finirent comme ça… ? Non, pas nécessairement. Kajiko était en train de les inviter à rejoindre les Anges Sauvages. Était-elle en train d’exagérer les choses dans le but de les recruter ? Cela devait être ça.

Mais, le fait était que, la force du groupe avait été divisée par deux. Même si Shihoru apprenait de la nouvelle magie et que Yume acquérait de nouvelles compétences, ils ne pourraient pas combler le vide qu’avait laissé Moguzo. Sans Moguzo, seraient-ils capables de survivre à de difficiles batailles comme celle de l’Avant-Poste de Mortecrâne ?

Shihoru était toujours à l’arrière du groupe en train de les observer. Elle pouvait répondre à la question avec certitude. Ils ne pourraient pas. Quand elle s’imaginait une scène dans laquelle l’imposant dos de Moguzo n’était pas devant elle, tout semblait si désespérément vide.

En tant que mage, elle ne portait rien que l’on puisse appeler armure, donc elle se sentait nue en se tenant sur un champ de bataille sans Moguzo. Elle se sentait incertaine, effrayée, et elle avait envie de s’enfuir. Tout le monde savait que leur situation était sans espoir, et ils étaient désespérément en tain d’y remédier. Ils étaient en train d’essayer de marcher sur une route couverte d’épines. Si elles rejoignaient les Anges Sauvages, Shihoru et Yume n’auraient plus à marcher sur ce chemin. Shihoru ouvrit les yeux pour analyser l’expression de Yume. Yume déclinerait sûrement cette offre directement.

« Désolée, bien que cela soit gentil à vous de nous inviter, » dirait-elle. Si elle le faisait, Shihoru en viendrait sûrement à la même conclusion. C’était ce qu’elle pensait. Cependant, Yume…

Yume fronça les sourcils et elle sortit ses lèvres comme un octopus. Elle était en train de réfléchir. Elle semblait ne pas savoir quoi faire. Même Yume était perdue dans cette situation.

—Um…

Shihoru abaissa sa tête. Elle ne savait même pas pourquoi elle était en train de s’excuser.

—… Donnez-nous un peu de temps pour y réfléchir.

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