—Sérieux… marmonna Haruhiro.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis que les cloches de huit heures avaient résonné ? Cinq minutes ? Dix ? Haruhiro ne possédait pas quelque chose d’aussi cher qu’une montre de poche, donc il ne le savait pas.
—Ils ne se montrent pas, huh… commença-t-il.
—Ouais…
Depuis un moment déjà, Merry se tenait à côté d’Haruhiro en frappant nerveusement le sol avec son bâton. Haruhiro était probablement arrivé à la porte nord dans les environs de sept heures et demie. Il avait remarqué que Ranta était revenu aux baraques tard dans la nuit. Quand il essaya de le tirer du lit, Ranta lui avait dit de partir devant sans lui. Il n’était pas allé frapper à la porte de Shihoru et Yume. Il s’était dit que ce n’était pas nécessaire.
Il s’était levé assez tôt ce matin et, n’ayant rien de mieux à faire, Haruhiro avait décidé de partir des baraques tôt. Merry était apparue à la porte nord à peu près dix minutes après Haruhiro. Bien entendu, il avait été soulagé de la voir.
Dieu merci, avait-il pensé du fond du cœur.
Merry avait appris Sacrement. C’était un sort magique de lumière de haut niveau qui soignait de graves blessures en un instant, et il était même obligatoire pour un prêtre de milieu ou de haut niveau de l’avoir.
Merry ne pouvait cependant l’utiliser que deux fois par jour, mais Sacrement serait très certainement du pain béni pour le groupe. Si les circonstances l’obligeaient, ils pourraient survivre aux portes de la mort. Avoir ce genre d’atout allait sans aucun doute permettre à Merry d’approcher les combats avec plus de sérénité.
Haruhiro avait appris une autre compétence en plus d’Assaut avec Barbara-sensei : Brise-genoux. C’était une compétence qui s’enchainait avec Frappe pour frapper le genou ennemi. Avec les deux options pour poursuivre sa Frappe, Barrage et Brise-genoux, cela donnait plus de variétés à son pattern de combat. A la place d’utiliser Frappe pour retenir son adversaire, il pourrait trouver des opportunités pour attaquer, avant de rentrer dans le tas pour tuer avec Assaut. C’était la stratégie qu’Haruhiro s’était imaginée.
Bon, je me doute bien que ce ne sera pas facile, mais on doit tous étendre nos possibilités, et les emmener aussi loin que possible, pensa-t-il. Si on fait ça, probablement— non, je suis sûr— qu’on ira de l’avant.
Haruhiro était optimiste. Ou, du moins, il essayait de l’être. Il n’était pas bon dans ce rôle, mais il était néanmoins le leader de ce groupe. Un leader se devait de garder la tête haute, d’avancer un pas en avant, ou même un demi-pas à la fois, ou personne ne le suivrait. Dans les faits, si le leader n’allait pas l’avant, il était impossible pour quiconque de le suivre.
Il n’était pas question de s’il pouvait le faire ou non. Il devait commencer simplement en le faisant. Rien ne commencerait tant qu’il ne ferait pas ce premier pas. Si rien ne commençait jamais, il ne pourrait y avoir de résultats. Une fois qu’il y aura des résultats, il les accepterait, il les utiliserait pour se nourrir, et il avancerait un petit peu plus.
…Cependant.
—Ils sont vraiment en retard… marmonna Haruhiro.
—Oui … mais… dis Merry.
—Ouais…
—Peut-être qu’ils sont endormis … suggéra-t-elle.
—… Peut-être bien.
—Ils pourraient être fatigués d’avoir appris des compétences et je ne sais quoi …
—Ohh, dit Haruhiro.
—Ouais, ça pourrait être ça.
—J’espère que c’est juste ça…
—Bah, je pense que c’est probablement ça… ? dis Haruhiro.
—Normalement… eh bien, je suis aussi… t’sais ? Si tu me demandais si je suis complètement reposé, bah je le suis pas… Barbara-sensei est vraiment stricte… Ha ha ha …
Le rire d’Haruhiro semblait si stupide et incroyablement vide qu’il se sentit mal.
Putain, c’est pas bon, pensa-t-il. C’est quoi cette atmosphère ? Cette atmosphère, elle est … Pourquoi ? Pourquoi ils ne se montrent pas ? Comment peuvent-ils être en retard un jour aussi importants ? Genre, ils ne devraient pas l’être, pas vrai ? C’est bizarre, pour de vrai. Ils ne peuvent pas être en retard pour ça. C’est évident. Bougez-vous les fesses, ok ? Ou, quoi— ça pourrait être autre chose ? Genre, peut-être, ils ne sont pas en retard ?
—Nah… Ha ha ha
Haruhiro rigola encore une fois pour essayer de chasser cette incertitude qui était en train de s’immiscer en lui. Cela ne l’aida pas le moins du monde ; celui lui donna juste l’envie de s’enfuir. Il ne fit rien, cela va de soi. Il aurait eu l’air d’un timbré s’il l’avait fait.
—Ils ne se montrent vraiment pas, huh… répéta Haruhiro.
—C’est ça … agréa Merry.
Qu’est-ce que je fais maintenant ? Pensa Haruhiro. Merry a l’air pas mal inquiète elle aussi. Mais qu’est-ce qui se passe ? Sérieusement, c’est quoi ça ? Pour Ranta, je comprends. Il n’a même pas essayé de sortir du lit ce matin. Je veux dire, c’est Ranta. Mais Shihoru et Yume aussi, sérieusement ? Yume pourrait ne pas être si ponctuelle que ça, mais Shihoru est quelqu’un de sérieux. Elle n’a jamais été en retard à un rassemblement avant. Pas une fois. C’est la première fois. Dans ce cas, quelque chose doit se tramer, et c’est pour ça qu’elles ne sont pas encore là. C’est une conclusion logique. Après ce qui nous est arrivé, et avec nos états d’esprit à tous, maintenant on doit se taper ça.
—Ah… marmonna Merry.
Quand il la regarda, Merry avait les yeux tournaient vers la rue. Haruhiro tourna les yeux dans cette direction lui aussi. Shihoru ou Yume ou Ranta devait être en train d’arriver.
Quoi, ils sont enfin là ? Pensa Haruhiro.
Il avait tort.
Il y avait un garçon qui était assez grand, mais qui avait une posture de misérable qui était en train de marcher vers eux. Il portait un plastron en plaque, des gantelets, et quelques autres pièces d’armures en plaques, mais tout avait l’air de seconde main. Le plastron en plaque ornait l’hexagramme de Lumiaris sur lui.
—Hé.
Le garçon s’arrêta devant Haruhiro en hochant la tête. Bien qu’Haruhiro n’était pas la meilleure personne pour juger, il pensa que le gars avait l’air épouvantablement lugubre. Il ne convenait pas à une si agréable matinée.
—…Kuzaku, dit-il.
—Pourquoi es-tu… ?
Merry abaissa le regard en s’agitant bizarrement…
Attendez, son visage est rouge ? Pourquoi ? Pensa Haruhiro. Quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
—Ohh.
Kuzaku amena sa grande main jusqu’à son front et il frotta sa tempe droite avec ses petits doigts.
—Err . Ouai, disons que ce n’est jamais arrivé.
—Alors ne dit rien tout court ! explosa Merry.
—Ah. Ouai, je suppose que j’aurais pas dû, huh, confirma Kuzaku.
—Huh ? Huh… ?! Haruhiro s’interposa, incapable de rester silencieux.
—Qu-Quoi ?! Hé, qu’est-ce qu’y a, est-ce que quelque chose… est arrivé… ?
—Rien du tout !
Merry avait complètement pété les plombs.
—Nah, rien,
Kuzaku revêtait une légère expression, et il était possible d’en déduire à quoi tout cela rimait.
Ouais, quelque chose est arrivé, pensa Haruhiro. Quelque chose est définitivement arrivé.

Mais c’est quoi ce quelque chose ? D’où ils se connaissent d’ailleurs ? Est-ce qu’ils se sont déjà rencontrés ? Kuzaku est notre cadet, donc c’est dur à imaginer. Quand même, je ne peux pas être sûr que c’est pas ça. Merry va boire tout seule le soir, donc est-ce qu’ils se sont rencontrés pendant ces moments-là ? Et après, quelque chose est arrivé ? Si quelque chose était arrivé, ça pourrait être —ça… ?
Merry regarde le sol et elle s’accroche à son bâton. Kuzaku, d’un autre côté, il se comporte comme s’il se sentait mal à l’aise, mais pas vraiment. Du genre, « c’était pas grand-chose. » Du style « Ça arrive tout le temps ? » Ou encore, « C’était une aventure d’une nuit »… Une aventure … ?! C’est quoi ça ?! Est-ce qu’ils l’ont fait ?!
Haruhiro frappa et frictionna son propre torse en clignant des yeux répétitivement.
Ouais. Bah, t‘sais quoi ? Peu importe ce que fait Merry, c’est ses affaires, pas vraies ? J’ai pas le droit de la stopper, ou même de m’en mêler, ouais ? Kuzaku est une grande perche, et bien qu’il ait l’air un peu sombre, son visage en soit n’est pas si mal. Si tu le regardes bien, il est assez cool. Peut-être. Pas comme si je le savais ! Je sais pas si un gars est beau gosse ou pas ! Je peux pas le deviner ! J’ai même pas envie ! Comme si j’en avais quelque chose à faire !
Ok. Je dois me calmer. Tout va bien maintenant.
Il était calme. L’esprit d’Haruhiro était aussi frais que la glace, et aussi silencieux que le calme plat qui régnait au-dessus d’un lac gelé.
—Donc ? Quoi ? Tu faisais que passer ? C’est pas ça, si ? demanda Haruhiro.
—Ouais, non. C’est pas ça.
—Bon, c’est quoi alors ? demanda Haruhiro.
—… T’es pas mal flippant aujourd’hui, huh ?
—Ah bon ? Je pense pas moi. Bon ? Est-ce que tu vas répondre à ma question ? demanda Haruhiro.
—Je suis ici pour te demander une faveur encore une fois, je dirais, dit Kuzaku.
—Huh… ?
—Le groupe. Je te demande de me laisser l’intégrer.
—Quo… dit Haruhiro.
—Tu l’as dit. Que c’était un truc que tu ne pouvais pas décider tout seul. Que si les autres étaient là, tu pourrais leur demander leurs opinions, ou un truc comme ça. Vous avez l’air de vous réunir ici, dit Kuzaku.
Il m’énerve à être aussi persistant, pensa Haruhiro. Je l’ai envoyé bouler, pas vrai ? Genre, je lui ai donné un non assez clair, non ? Il a dit « je vois » en guise de réponse, pas vraie ? C’était censé dire, « Ok, j’ai compris, je vais abandonner », non ?
Haruhiro ressentait quelque chose qui ressemblait à de l’irritation et à de l’hostilité qui se répandait en lui, mais il retint ces émotions pour le moment. Il ne pouvait pas simplement les déchainer sur ce gars dans cet état. Ce ne serait pas correct. Il était le leader. Peut-être était-ce parce qu’il était le leader qu’il ne pouvait pas le faire. Il n’en était pas sûr, mais une voix dans sa tête lui ordonnait de calmer le jeu et de garder les apparences intactes.
—… J’ai dit ça, ouais. Je l’ai dit. J’ai dit ça, mais ça n’a rien à voir avec ça, dit Haruhiro.
—Comment ça ? demanda Kuzaku.
—Huh ? Eh bien, tu sais … ceci est ceci et cela est cela.
—C’est quoi « cela » ? demanda Kuzaku .
—Ç-Ça c’est …
Oh, merde, pensa Haruhiro. Je suis en train de m’embrouiller. Je ne garde pas du tout les apparences intactes. Qu’est-ce qu’il se passe ici ? Est-ce que je suis en train de paniquer ? Du genre, complètement ? Je ne peux pas le nier…
—Haruhiro, mec.
Kuzaku regarda vers Merry.
—Est-ce que tu as parlé de moi à tes camarades ? Si tu l’as fait, certains d’entre eux doivent être pour, pas vrai ? J’en sais rien cela dit.
—… Non, je ne l’ai pas fait, dit Haruhiro.
—Je… !
La voix de Merry semblait anormalement aiguë, mais elle toussa pour s’éclaircir la voix.
—… J-Je pourrais ne pas… être d’accord avec ça, vraiment…
Haruhiro afficha un large sourire.
—Tu vois !
—Qu’est-ce tu veux dire par tu vois ? s’interposa une voix grossière.
—Huh ?! Qu’est-ce que je veux dire…
Haruhiro fit un bond en arrière de surprise.
—Whoa ! Ranta ?!
—Pas besoin d’avoir l’air aussi surpris. Y a un truc qui cloche chez toi, mec ? demanda Ranta.
Ranta, pensa Haruhiro. Quand est-ce qu’il s’est autant approché de moi ? Il est juste à côté de moi. Non, c’est pas juste Ranta. Shihoru et Yume sont là elles aussi. Ils ont l’air surpris. C’est moi qui devrais être surpris là.
—Quoiiii ? dit Ranta en excavant sa cire d’oreille et en fronçant les sourcils.
—T’es qui toi, frérot ? Non, je connais ce visage. Hm… ? L’un de nos cadets, ouai ? Huh ? Mec, t’es pas mort à Mortecrâne ? Est-ce que t’es un zombie ?
—Je respire encore. Chuis pratiquement sûr d’être en vie.
—Whoa là. T’es un peu arrogant pour un de mes cadets. T’as envie de te fritter ? Je te prendrais en un contre un, dit Ranta.
—Nah. Sans moi. J’ai pas de raison de faire ça, dit Kuzaku.
—Ho ho, rigola Ranta.
—Alors c’est comme ça que tu vas te la jouer. C’est comme ça que tu vas te la jouer. T’es peut-être un petiiiit peu plus grand que moi, mais tu ferais mieux de pas me prendre de haut, pigé ?
—Un petit peu, huh, dit Kuzaku.
—C’est plus beaucoup, dit Yume en comparant les tailles de Ranta et de Kuzaku.
—Il te met vingt centimètres, tu crois pas ?
—Espèce d’idiote, ça peut pas être autant que ça ! fanfaronna Ranta.
—Ou est-ce que tu regardes, imbécile ?!
—Je pense que je fais probablement 191 ou 192 centimètres, dit Kuzaku.
Shihoru ricana.
—Ranta-kun ne dépasse même pas les 171 centimètres. Peut-être que tu fais plus de 20 centimètres que lui…
—Je le suis, moi aussi ! cria Ranta.
—Je suis facilement au-dessus des 170 centimètres ! Bien sûr que je le suis ! Je dépasse les 180 ! Et qu’est-ce que ce grand nigaud fait ici de toute manière ?!
—Non, avant qu’on en arrive là…
Haruhiro regarda Ranta, Shihoru et Yume l’un après l’autre. Ils avaient tous l’air de ne pas vouloir croiser son regard, comme s’ils se sentaient coupables de quelque chose. C’est comme ça qu’il l’avait perçu.
—Pourquoi… Pourquoi vous êtes autant en retard ? On s’était pas mis d’accord pour se retrouver à la porte nord à huit heures ? Je ne m’attendais pas à ce que Ranta soit à l’heure, mais vous deux…
—Ouais, à propos de ça,
Ranta dévoila nonchalamment à Haruhiro quelque chose qu’il ne pouvait pas croire.
—Enfaite, j’ai reçu une proposition de la part de Renji. Il me propose de rejoindre la Team Renji.
—Oh…
Haruhiro faillit tomber par terre.
—Huh… ?
—Yume et Shihoru en ont reçu une elles aussi, t’sais, dit Yume.
—Vous aussi… ?
—Elles nous disaient qu’on pouvait rejoindre les Anges Sauvages. Kajiko-chan a essayé de nous recruter.
—Ka…
Oh, merde. Oh, merde. Oh, merde.
Haruhiro se sentait faible et il n’arrivait pas à tenir sur ses jambes.
Je vais m’effondrer au sol. Sérieusement. Non, pas au sol. Plus bas. Dans les profondeurs de l’enfer.
—H-Haru … !
Merry vint auprès de lui pour l’aider, donc il arriva à rester sur ses pieds, mais il avait la sensation qu’il ne pourrait pas continuer ainsi. Non, pas il ne pourrait pas— Il ne pouvait pas.

Pourquoi on a fait tout ça ? Se demanda-t-il. À quoi ont servi toutes nos souffrances jusqu’à maintenant ? Pourquoi est-ce qu’on a travaillé si dur ? Ils s’en fichent ? Est-ce que tous nos efforts ne veulent rien dire ? Peu importe à quel point on se donne, on ne peut pas faire fonctionner quelque chose si c’est impossible à faire fonctionner, c’est ça ? Je veux dire, on est un groupe de rejets, après tout.
Non— quelqu’un avait décidé qu’ils avaient besoin de Ranta, de Shihoru et de Yume. Ranta. Ce Ranta. Et c’était Renji de surcroit. Cela voulait dire qu’Haruhiro était pire que Ranta. Cela voulait dire qu’Haruhiro était le vrai rejet de la bande.
Merry aussi. Mais Merry était une prêtresse. Si elle gardait sa bouche fermée, quelqu’un lui proposerait de le rejoindre. Il y avait une différence écrasante entre la demande de prêtre et la demande de voleur.
Le futur d’Haruhiro avait l’air sombre. Il n’y avait rien d’autre que des ténèbres étouffantes. Il était dans l’obscurité.
—Whoa …
Kuzaku les regarda en fronçant les sourcils.
—On dirait bien que t’as d’autres problèmes à régler avant de décider si tu me laisses te rejoindre.
Il a raison, pensa Haruhiro. Il a putain de raison. J’ai pas le temps de m’occuper de lui.
—… Désolé. Merci, Merry.
Haruhiro s’écarta de Merry en prenant une profonde, très profonde inspiration.
Bon, maintenant, pensa-t-il. Qu’est-ce que je vais faire ? À partir de maintenant. Je dois penser à ce que je vais faire de moi. Je sais. J’ai jamais été fait pour être un soldat volontaire, alors peut-être que je vais me trouver une profession. Trouver quelqu’un qui m’acceptera comme apprenti. Ça a l’air difficile, et je suis pas sûr de pouvoir faire tourner un business. Mais, si je travaille assidûment, peut être que ça va marcher. C’est pas comme si j’allais mourir en faisant une erreur, donc c’est plus facile. Plus facile que ça.
—Huh ? Tu veux nous rejoindre ?
Ranta inspecta Kuzaku de haut en bas, du haut de sa tête jusqu’aux pointes de ses pieds.
—Un paladin, huh. Je vois.
—Ohh.
Pour on ne sait quelle raison, Yume tata Kuzaku au niveau des bras et des épaules, comme si elle testait leur solidité.
—Qu’est-ce que fait un palidin ?
—… Bah, on se bat avec une épée, et d’autres trucs ?
Kuzaku fut pris de court.
—Aussi, on peut utiliser la magie de lumière, donc on peut faire un peu de soins. On peut pas se soigner nous-même cela dit. Sinon, on peut défendre les autres avec un bouclier.
—Ils peuvent faire to’plein d’choses, huh, dit Yume.
—To’plein… ? Bah … J’sais pas faire ça. Je crois pas savoir le faire, dit Kuzaku.
—… Pour faire court, tu es un tank … c’est ça ? demanda Shihoru en hésitant.
Kuzaku répondit avec un léger hochement de tête.
—Ouai, un truc comme ça.
—T’es pas très précis sur ça ! dit Ranta en toussant.
—Si tu veux rejoindre notre groupe, tu dois être clair sur ce point. Comment on pourrait prendre notre décision sinon ?
—Huh… ?
Merry cligna des yeux plusieurs fois en sautant d’une personne à une autre. La tête d’Haruhiro était toujours en bazar, donc il pensa que quelque chose n’allait pas, mais il n’en était pas vraiment sûr.
—Hm ?
Ranta jeta un regard suspicieux en direction d’Haruhiro.
—Quoi ? Tu te comportes trop bizarrement. Tu me fais flipper, mec.
—… Non, j’sais pas ce que c’est, mais… je veux pas que, vous tous, vous disiez que je vous fais flipper, dit Haruhiro.
—Je dis juste que tu as l’air chelou parce que c’est le cas. Si t’as pas envie qu’on te dise que tu fais flipper, alors ne nous fais pas flipper, dit Ranta.
—Ce qui fait peur n’est qu’une question de perspective. C’est juste ton— Non, c’est pas ça ! explosa Haruhiro.
—Quoi ? » demanda Ranta.
—Huh ?! Non, je veux dire, Renji… il t’as proposé de le rejoindre, pas vrai ? Et Kajiko a fait pareil avec Shihoru et Yume. Si vous étiez tous en retard à cause de ça, ça veut forcément dire…
—Désolé pou’ça, dit Yume.
Je le savais, ne put s’empêcher de penser Haruhiro. C’est comme ça que ça se passe, à la toute fin. Je m’y étais préparé, donc ça va, enfaite. C’est juste que je n’étais pas près du tout, et je ne vais absolument pas bien !
—Yume, pour te dire la vérité, quand Kajiko-chan l’a invitée, elle savait vraiment pas quoi faire, dit Yume.
—Je m’en doute, dit Haruhiro avec un sourire forcé.
—Je veux dire, c’est Kajiko. Elle est célèbre.
—… Elle a était vraiment très gentille, dit Shihoru en se rapetissant.
—… Elle était attentionnée, et elle nous a dit tout un tas de choses. Les conditions étaient propices aussi …
—Pour moi, Renji m’a dit que je serais utile, tu vois ? Il ne m’a même pas appelé Frisette, il m’a appelé par mon prénom ! « Ranta »… dit Ranta en diminuant sa voix.
Il avait dû vouloir imiter la voix de Renji, mais il avait juste l’air de faire une drôle de tête.
—« Tu vas devenir utile », il a dit ! Gahahahahahahaha ! Les gens qui me comprennent me comprennent vraiment ! Mon talent éblouissant, c’est ça !
—Je me doute bien, dit Haruhiro en fronçant les sourcils.
—Je me doute bien. Je n’aurais jamais pu t’utiliser proprement. Ouais. Je me doute bien que c’est ça…
—Ouais, confirma Ranta.
—Renji disait ça lui aussi. Il disait que tu ne serais pas capable de bien m’utiliser.
—… Je vois.
Haruhiro serra les dents. Si Renji, le gars qui s’était rapidement entouré de personnes qu’il pourrait utiliser, qui avait formé la Team Renji, et qui courrait droit sur la voie de la gloire, était celui qui le disait, Haruhiro ne pouvait pas contester. Haruhiro n’avait aucune aptitude utile pour diriger un groupe. Il le savait tellement que ça en était douloureux. C’était évident.
—Donc, puisqu’il en est ainsi, je me suis vraiment retourné la tête pour savoir ce que j’allais faire, t’sais, dit Ranta en bousculant légèrement Haruhiro, non, en bousculant vraiment fort l’épaule d’Haruhiro.
—Tu ferais mieux de m’être reconnaissant, Parupiroooo !
—Ow—attends, huh ? Reconnaissant ? Pourquoi ?
—Huh ? Pour moi ! Ranta-sama ! J’ai décidé de rester avec le groupe, mec ! Tu devrais être tellement reconnaissant que tu devrais pleurer, genre, trois litres de larmes ! cria Ranta.
—Huh ? dit Haruhiro abasourdi.
—Yume et Shihoru aussi, dit Yume en frottant ses joues.
—On y a vraiiiiiment réfléchi, t’sais. On en a discuté toutes les deux. Yume, honnêtement, elle n’était pas rassurée à l’idée de se lancer comme ça. Elle se disait qu’elle pourrait causer des problèmes aux autres. Yume avait peur. Avant ce matin, elle savait pas c’qu’elle allait faire.
—Et pour moi, je ne pouvais rien décider par moi-même… dis Shihoru en retirant sa coiffe de mage.
—Je me suis dit que c’était pathétique. Il se pourrait qu’il n’y ait aucun endroit pour moi… que les gens seraient mieux sans moi… C’est ce que j’ai commencé à penser. Je me suis demandé si je pouvais apporter mon soutien à qui que ce soit… Si j’allais devoir poursuivre ma route avec ce groupe, je savais que je devais me préparer à faire au moins ça … Et si je rejoignais un groupe plus fort, les temps seraient plus faciles…
—Ça se pourrait, ouais, mais Yume et Shihoru ont prises une décision, dit Yume en serrant les poings.
—C’est de rester dans ce groupe où Manato a été, où Moguzo a été, et où Haru-kun et tous les autres sont toujours. Yume et Shihoru voulaient s’enfuir. Ça a été douloureux, t’sais. Mais, Si Yume s’enfuyait, elle savait qu’elle le regretterait plus tard, et, vraiment —Yume ne veux pas abandonner quelqu’un d’autre.
—C-C’est quoi ton problème ? dit Ranta alors qu’il était en train de rougi.
—Malgré la façon dont tu te comportes d’habitude, tu ressens tout ça à ce point ? Par rapport à moi…
—Bien entendu, Ranta, t’es juste un extra qui vient avec tout ça, ajouta Yume.
—Qui c’est que t’appelles extra, espèce d’idiote ?! Je vais t’attraper les fesses et je vais les serrer, imbécile !
—Espèce de pervers ! T’es pire qu’un extra qu’on veut pas ! T’es pire qu’un déchet ! rétorqua Yume.
Yume et Ranta étaient de retour avec leurs chamailleries habituelles. Haruhiro regarda Merry. Merry avait toujours l’air hébétée, comme si elle ne pouvait pas y croire. Haruhiro devait probablement avoir la même tête.
—Um…
Shihoru s’inclina vigoureusement en se penchant tellement en avant qu’on aurait dit qu’on l’avait poussé, et son chapeau tomba au sol. Shihoru le ramassa rapidement et elle le remit, puis elle s’inclina à nouveau.
—… Désolée. Pour être indécise. Mais … Je ne voulais pas mentir. Si je n’avais pas été claire sur ces choses, ça aurait définitivement créé un fossé un jour, je dirais… où quelque chose de mauvais en serait ressorti, c’est ce que je me suis dit. Si je n’avais rien dit et que je ne vous avais pas tout dit … en incluant mes faiblesses, je croyais que je ne pourrais pas aller de l’avant…
—Hmph.
Ranta renâcla et croisa les bras en détournant le regard d’elle.
—Si t’as la chance de faire un pas en avant et qu’une occasion comme celle-ci se présente juste devant toi, c’est normal de vouloir la saisir. Pour quelle raison tu t’excuses ?
Haruhiro pencha sa tête sur le côté.
—… Bah, pourquoi est-ce que toi tu as laissé passer cette chance ? Si t’en avais envie, tu aurais pu intégrer le groupe de Renji.
—J’ai fait ça pour faire un pas en avant. C’est pas évident ?
—Je comprends pas vraiment … dis Haruhiro.
—Quoi, tu piges pas ? C’est pour ça que t’es un imbécile, dit Ranta.
—Maintenant, écoute. Si des gens me proposent de me tirer vers le haut, et que je vais avec eux parce qu’ils me l’ont ordonné, ça n’a pas de sens. Pour moi, c’est pas ça progresser où un truc qui y ressemble. Ramper vers le sommet en utilisant ma propre force, c’est ça qui rend les choses inintéressantes. C’est ça que j’appelle faire un pas en avant. C’est la seule vraie façon de le faire. Tu piges ?
—… Vaguement ? dit Haruhiro.
—Ne comprends pas vaguement, comprends complètement ! En plus, je m’en fiche si c’est Renji, ou Kenji, ou Gejigeji, mais s’il pense qu’il peut me tirer vers le haut, il se met le doigt dans l’œil. Si quelqu’un doit me tirer, ce sera moi. Donc, en gros, je suis en train de vous dire que je vais vous faire monter d’un ou deux niveaux ! Essayez de rien faire d’embarrassant pendant que je le fais ! C’est votre devoir ! Écoutons vos réponses ! Oui ou oui ?!
—Oui ou oui … ? demanda Yume en gonflant ses joues et en boudant.
—Si tu le dis comme ça, c’est tous les deux la même chose, non ?
—Ouais, c’est un peu le but !
—…Erm,
Kuzaku se désigna avec sa main.
—Et pour moi ?
—On s’en fout !
Ranta fit un geste comme s’il était en train de jeter un sceau de déchets.
—J’en ai rien à foutre de ce qui arrivera à un grand débile comme toi !
—Un pallydin , huh, Hrm… dit Yume en fronçant les sourcils.
—… C’est quelque peu soudain… dis Shihoru en essayant de ne pas regarder Kuzaku.
Ranta avait pu faire un scandale déplacé contre lui par rapport aux différences de tailles. Yume et Shihoru ne savaient pas comment réagir vu comment la question avait fait irruption aussi soudainement. Merry ne semblait pas très enthousiaste quant à l’idée, car quelque chose entre eux était arrivé, et Haruhiro ne voulait pas compliquer les choses alors qu’ils venaient tout juste de se sortir des embrouilles précédentes.
—Kuzaku, je suis désolé, mais je ne peux vraiment pas— dit Haruhiro.
—S’il te plait.
Kuzaku s’inclina avec beaucoup, beaucoup de profondeur. Quand il mit ses mains sur ses genoux, qu’il s’inclina à plus de 90 degrés, cela donnait une grande intensité à son geste.
—S’il te plait. Je ne te le demande pas sans le vouloir vraiment. Je suis sérieux. À ma manière.
—Bah, ouais, je suis sûr que tu l’es, renâcla Ranta.
—On doit tous se faire un peu de thunes pour vivre. Mais tu peux pas le faire tout seul. On manque de tank en ce moment, et on est les pires des pires. Si quelqu’un devait te prendre, ce serait nous, c’est ça ?
—… C’est pas ça, dit Kuzaku.
—Ouais, alors c’est quoi ? demanda Ranta.
—Je veux vous rejoindre vous,
Kuzaku ne releva que sa tête en regardant Haruhiro avec ses yeux retournés.
—Je vous ai tous observés à Mortecrâne. Honnêtement, je me suis dit que vous n’étiez pas fort du tout. Au contraire, vous aviez l’air très fiable. Et pourtant, vous nous avez aidés, et à la toute fin, vous vous battiez en première ligne. Moi, j’ai pratiquement perdu la vie, donc ma mémoire est un peu houleuse, mais j’ai pu entendre des choses. Vos voix, enfaite. J’ai pensé que vous étiez incroyable. Cela aurait été plus simple à comprendre si vous aviez l’air fort, mais même si ce n’était pas le cas, vous étiez quand même capable de vous battre farouchement. J’ai pensé que c’était cool. Et donc, je me disais que, un jour, je voudrais devenir comme vous. Pourquoi est-ce que j’ai été autant irresponsable et peu enthousiaste ? J’aurais aimé prendre les choses plus au sérieux. C’était ce que je me disais pendant que j’entendais vos voix. J’aurais dû mourir. Mais quand tout fut fini, j’étais en vie. Tous mes camarades étaient morts, mais j’étais le seul encore en vie.
Haruhiro ne pouvait détourner son regard de lui.
Putain, pensa-t-il. Ce mec est sérieux.
Il était en train d’étaler ses sentiments sincères devant Haruhiro et les autres. Haruhiro ne pouvait pas simplement les balayer. S’il allait devoir le rejeter, il allait avoir besoin d’une raison convenable et justifiable à laquelle il aurait mûrement réfléchi.

En avait-il une ? Une assez bonne raison que lui permettrait de rejeter Kuzaku. S’il lui disait qu’il ne l’aimait pas tout simplement, ou que c’était trop tôt après la mort de Moguzo, Kuzaku serait-il satisfait ? Haruhiro pourrait-il se convaincre que c’était correct de faire ça ?
—Je suis cool, huh ?
Ranta passa sa main dans ses cheveux frisés, avant de sourire. Il ne faisait pas attention aux éloges— ou plutôt, il semblait se réjouir assez lourdement de ça.
—On peut dire ça, je suppose ? Mais bon, dire la stricte vérité comme ça ne me rend pas si heureux, tu sais ? Mais, si tu peux reconnaître ma coolitude, c’est que tu as un très sérieux potentiel.
—Non. Je ne parlais pas que de toi, je parlais de tout le monde, dit Kuzaku.
—Ne me contredis pas là ! Tu es censé être d’accord avec moi ! C’est carrément évident que ça sera profitable pour nous deux !
—Un vrai tank…
Shihoru parla avec une voix fébrile
—…Est quelque chose dont nous avons besoin, je pense.
—Ouais.
Yume croisa les bras et hocha la tête plusieurs fois d’affilée.
—Si Ranta est le tank, ce sera vraiment le bazar. On doit faire quelque chose pour ça. »
Haruhiro regarda Merry pour jauger sa réaction.
—… Merry ?
Merry fronça les sourcils et elle mordilla le coin de sa bouche.
—Si le groupe en a besoin. Je m’en fiche pas mal.
—Maiiiiiiis !
Ranta leva un doigt en direction de Kuzaku.
—C’est uniquement temporaire pour le moment ! Temporaire ! Durant cette période probatoire, si tu n’as pas le niveau, ou si tu ne peux pas nous suivre, ou que tu ne peux pas comprendre mes blagues sophistiquées, ou si tu ne me vénères pas, ou que tu ne me payes pas de tribut, t’es viré ! Viré ! Pigé ?
—Ne décide pas comme ça tout seul… marmonna Haruhiro.
—Ta gueule, Haruhiro ! cria Ranta.
—Je prends les décisions par ce que vous tous réunis n’y arrivez pas ! Tu dois prendre des décisions à partir de maintenant, et je vais pas me gêner pour prendre les commandes ! Tu ferais mieux de t’y préparer !
—C’est pas bon ! dit Yume en s’accrochant à Haruhiro.
—Harukun, reprends les rênes ! Si Ranta commence à faire ce qu’il veut, ce sera carrément terrible ! Yume, elle sera pas capable de supporter ça !
Shihoru leva une main.
—… Pareille pour moi.
Merry était en train d’acquiescer elle aussi.
—C’est quoi votre problème ?! cria Ranta en postillonnant partout.
—Je fais ça pour que ce bon à rien indécis et falot passe à la vitesse supérieure !
—Je sais, dit Haruhiro en se caressant le menton.
—Je le comprends ça, mec.
—… T-Tu le comprend ? bafouilla Ranta.
—Si tu comprends, ben alors…
—Il y a bien trop de problèmes quant à la façon dont tu le dis, par contre. Mais bon, dans ton cas, tu as une personnalité difficile par défaut, donc je suppose qu’on peut pas trop se plaindre de grands choses, dit Haruhiro.
—Oh, la ferme ! Juste tais-toi ! Sérieusement ! Sérieusement ! cria Ranta.
—Kuzaku, dit Haruhiro.
Quand Haruhiro ignora le bien trop bruyant Ranta et qu’il appela son nom, Kuzaku était toujours plié en deux et il levait les yeux vers lui.
Peut-être que c’est un gars surprenamment bien, pensa Haruhiro. Je ne peux rien dire pour sûr. Bien que cela soit logique que je ne sache rien. Je peux faire mon avis à partir de maintenant. Si on travaille ensemble, je suis sûr que je m’en apercevrais avec le temps. Ça vaut aussi pour ce qui est arrivé avec Merry. Non, je m’en fiche de ça. Je dois faire la part des choses entre le travail et la vie privée.
—Je ne vais pas te mettre en période probatoire comme Ranta l’a dit, mais je ne m’attends pas à ce que tu sois à la hauteur, dit Haruhiro.
—Tu es un paladin, et on te fera porter le rôle du tank, donc tu auras beaucoup de responsabilités sur tes épaules. Ça va être difficile, j’en suis certain. Tu pourrais même te rendre compte que tu n’es pas fait pour ça. Est-ce que ça te convient toujours ?
—Ouais, ça me convient. C’est suffisant, dit Kuzaku.
—Ok. Bon, bienvenue dans le groupe, alors.
Quand Haruhiro lui offrit sa main droite, Kuzaku se releva enfin et il lui sera la main.
Pour un gars aussi grand et maigre que lui, sa main est douce, pensa Haruhiro. Sa poigne n’est pas si ferme, donc il a l’air assez fiable. Il n’est pas vraiment tank-y, on pourrait dire. Est-ce que ça va aller ?
En plus de ça, bien qu’Haruhiro avait déjà lâché sa main, pour on ne sait quelle raison il ne lâchait pas la sienne.
—…Um. Pourrais-tu me lâcher ? demanda Haruhiro.
—Oh. Autant pour moi, dit Kuzaku.
—Nah, pas besoin de t’en faire …
—Ok !
Ranta pointa en direction du nord.
—Maintenant que ça c’est réglé, on se casse d’ici ! En y repensant, on n’a jamais décidé où est-ce qu’on va aller, si ?! J’ai une idée ! Un nouveau terrain de chasse, parfait pour se remettre en jambe avec le renouveau de notre groupe ! C’est la nouvelle génération, un Nouveau Monde pour chasser avec un esprit tout frais !
Yume pencha sa tête sur le côté.
—Nouveaumondepachasserespritoutfrais… ?
—… Y-Yume…
Shihoru tira sur le bras de Yume.
—Hoh ? Shihoru, qu’est-ce qu’y a ?
—… C’est pas qu’il ait quelque chose, c’est juste que…
—Où est-ce ?
Quand Kuzaku posa la question, avec une voix un peu fatiguée, Ranta rigola et il dit,
—Écoutez-moi, et essayez de ne pas trop être époustouflés ! C’est le Trou-Ô-Merveilles !1
- Wonder hole en anglais. Traduit littéralement ça ferait : Trou merveilleux ou Trou aux merveilles, mais j’ai trouvé cette façon de l’écrire plus stylé. Voilà, c’est tout. 🙂 ↩
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