Quoi qu’en puisse être la raison, Haruhiro avait voulu voir Soma. Enfin, il avait aussi envie de ne pas le voir, mais c’est parce qu’il ne s’en sentait pas digne, et il voulait tout de même le voir.
Soma, surnommé le plus puissant soldat volontaire ; Kemuri, qui était généreux et puissant ; Lilia, la magnifique elfe danseuse des lames ; Shima, la chamane sexy à en faire perdre la tête appelée « Grande Sœur » ; Pingo, le nécromancien flippant appelé « L’enfant Démon » dû à son apparence enfantine ; et Zenmai, le golem de chaire qu’il avait créé… personne n’était normal. Chacun d’eux donnait une aura exceptionnelle, et ils étaient, sans exagérer, bien au-dessus du reste.
Même de loin, ils étaient une vue que personne ne pourrait oublier. Pour utiliser des termes un peu grandioses, Soma et son groupe étaient des légendes vivantes. Ce n’était pas juste une chance de voir ces gens. Ce serait une chance de leur parler.
Non, pas « serait ». C’était une chance. Après tout, Haruhiro et les autres étaient des membres des Briseurs du Levant eux aussi.
Cela dit, il devait y réfléchir calmement.
C’était ce qu’il s’était dit mais, oh, sérieux, ils pouvaient voir Soma et les autres. Oh, mec, sérieusement, que devraient-ils faire ? De quoi devraient-ils leur parler ? Comment devraient-ils les saluer ? Et s’il les avait oubliés ? Ouais, ça n’arriverait sûrement pas, mais tout de même, on ne sait jamais. En dépit des apparences contradictoires, quand ils avaient communiqué avec lui directement, Soma avait semblé un petit peu tête en l’air. Il aurait très bien pu complètement oublier Haruhiro et les autres.
C’était ce genre de pensée qui traversait la tête d’Haruhiro.
Tokimune avait prévu de chasser le dieu géant et voulait inclure Soma et son groupe dans sa partie de chasse. C’était quelque chose qu’Haruhiro ne pouvait pas simplement ignorer. Il devait faire quelque chose, mais d’abord ils devaient rentrer à l’Avant-Poste de Champ Lointain. Ils pourraient parler de si oui ou non c’était une bonne idée le temps que Soma arrive.
Il allait faire ça. Il allait vraiment le faire. Il y allait, OK ? Vraiment, il en avait l’intention.
Et ainsi, en étant arrivés à l’Avant-Poste de Champ-Lointain, ils décidèrent d’aller se prendre quelque chose à manger dans les petites rues.
Tandis qu’Haruhiro se tenait devant l’une des étales en pensant, « Ok, je vais dire quelque chose, je vais le faire, définitivement, » un homme inconnu lui adressa la parole.
—Tu es Haruhiro-kun, n’est-ce pas ?
—…Oui, pourquoi ?
Il ne connaissait décidément pas ce vieux gars. Ce type avait l’air d’avoir à peu près la quarantaine, ou dans ces eaux-là. Il n’était rien d’autre qu’un vieux monsieur aux yeux d’Haruhiro, mais il semblait assez imposant.
Pour commencer, il était bien bâti. Il devait bien faire plus de 1m80. Il n’était pas juste grand cela dit. Il était large et épais aussi. Il avait un visage doux avec des rides qui atteignaient ses yeux quand il souriait, et sa voix calme et grave lui donnait une impression favorable, mais en quelque sorte, il était menaçant. A en juger par son armure et le bouclier qu’il portait, c’était un paladin.
Le vieux type avait de la compagnie. L’un de ses compagnons était petit et fin, un homme qui, sans surprise, devait avoir aussi la quarantaine. Il ressemblait à un artiste quelconque et il portait un uniforme de prêtre.
A côté, il y avait une mage qui devait avoir la trentaine. Elle était plus vieille qu’Haruhiro, mais pas le genre de personne à qui il pourrait s’adresser avec une madame. Elle était incroyablement belle.

La femme qui se tenait à côté de cette incroyable beauté était énorme. Elle lui faisait penser à Kajiko des Anges Sauvages, seulement elle était bien plus âgée que Kajiko. Elle devait avoir la trentaine elle aussi. Elle portait une épée gigantesque dans son dos. Elle était une guerrière, sans aucun doute.
Les deux restants étaient— Haruhiro écarquilla les yeux malgré lui.
Ils ne sont pas humains.
Les deux étaient des hommes, mais leurs visages étaient complètement opposés. L’un avait un petit corps en forme de tonneaux. Pas gros cela dit. C’était une masse de muscle. Non, une masse de muscle et de barbes et de poils pour être tout à fait exact. Encore plus grand que son corps poilu bâtit comme un roc était cette hache terrifiante et à l’air puissant qu’il portait.
C’était un nain.
L’autre était à l’opposé du nain. Il était fin et grand. Il devait faire la même taille qu’Haruhiro, peut être un peu plus grand. Il avait l’air d’un magnifique jeune homme à la peau claire. Il était vraiment pâle, et la couleur de ses cheveux et de ses yeux ne semblait pas plus sombre en plus d’être fins. Il avait un regard quelque peu perçant, ce qui lui donnait un air déterminé. Il portait un arc et un carquois, donc peut-être était-il un archer.
La chose a remarqué était ses oreilles.
Longues et pointues.
C’était un elfe.
—Whoaaaaaaaaaaaaaaaa ?! Kikkawa laissa échapper soudainement un étrange cri. Un vieux paladin, un prêtre, une mage, une guerrière femme, et un nain, se pourrait-il que ce soit possiblement lui ?! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaakira-san, c’est çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ?!
—Attends ! Akira, murmura Ranta avant d’immédiatement se mettre au sol et s’incliner. J-J-J-J-J-Je suis sincèrement désolé ! Quel empoté je fais ! Je vous ai accidentellement appelé avec un simple « Akira » ! Je suis vraiment, vraiment désolé, Akira-san ! S’il vous plait, s’il vous plait, faites fi de cette erreur !
—Quel drôle de garçon, dit la beauté de Trent et quelques années en rigolant.
Les joues de Ranta devinrent rouges.
—Heh Heh. Je suis un garçon drôle. Heh heh heh.
—Akira-san… Haruhiro se couvrit la bouche avec ses mains. Attendez, vous voulez dire le Akira-san ?
Soma et son groupe étaient des légendes vivantes. Naturellement, en tant que légendes vivantes, ils se déplaçaient d’endroit en endroit. Cela voulait dire que, bien qu’ils soient légendaires, ils existaient pour de vrai, et en étant chanceux, vous pourriez les croiser quelque part. Dans les faits, avant qu’Haruhiro et son groupe ne finissent par rejoindre les Briseurs du Levant par chance, ils avaient croisé une fois Kemuri qui leur avait offert une tournée à la Taverne de Sherry.
Mais Akira-san était différent.
N’importe quel soldat volontaire qui ne connaissait pas le nom d’Akira-san devait vivre sous un rocher. Il était connu à ce point, mais Akira-san était bien plus distant que Soma et son groupe.
De ce qu’Haruhiro avait entendu, avant que Soma et son groupe ne fassent leur trou, Akira-san et son groupe avaient longtemps été vus comme les soldats volontaires les plus forts.
Quand Soma et son groupe sont apparus, Akira-san avait reconnu leurs talents et les avait reconnus comme les plus forts. C’était ce qui avait consolidé leur réputation.
Cependant, cela n’avait en aucun cas dégradé la dignité d’Akira-san.
Par exemple, certain soldat volontaire proclamait, « Je pourrais prendre Soma en un contre un et gagner ». En d’autres termes, il y avait d’autres soldats volontaires qui se voyaient comme ses égaux, qu’ils le disent à haute voix ou non. Les clans influents comme les Phalanges de Fer et les Berserkers se sentaient tout particulièrement compétitifs vis-à-vis de Soma. Alors tandis que beaucoup de soldats volontaires voyaient Soma comme le plus fort, sa position en tant que tel était loin d’être absolu.
C’était la différence entre lui et Akira-san. Aucun soldat volontaire ne se comparait avec Akira-san. Cela serait présomptueux pour eux de seulement réfléchir à s’ils étaient plus forts ou plus faibles qu’Akira-san.
Pour être un peu hyperbolique, ce serait comme comparer sa taille avec celle d’une montagne. C’était naturel pour un humain d’être plus petit qu’une montagne, et même étrange d’essayer de s’y comparer. Akira-san était à la fois d’un autre niveau mais aussi d’une autre classe.
Akira-san avait ri en disant, « Je me fais vieux », et avait fini par refiler le titre du plus fort à Soma et à son groupe. Et puis, un jour, il était parti en voyage avec ses camarades, sans aucune garantie de retour. C’était le genre d’histoire invérifiable, pratiquement une légende, qu’Haruhiro avait entendu à propos de lui.
Et là on lui disait que cet homme était Akira-san ? Ce vieil homme ?
—Ah… Tokimune cligna des yeux. Jure, c’est vraiment Akira-san.
—On s’est déjà rencontré avant, dit Akira-san, ou le vieil homme qui était supposément lui en offrant un splendide sourire à Tokimune. Tokimune-kun. Tada-kun et Inui-kun. Je crois que c’est la première fois que je rencontre ces jeunes hommes et femmes.
—Hé, dit Tada.
Et ensuite le gars qui semblait avoir du sens commun au premier regard, mais qui était plus arrogant que quiconque inclina sa tête.
—Heh. Inui… sourit. C’est un honneur…
—Je suis K-K-Kikkawa, mec ! C’est un rencontrer de vous plaisir… Non, c’est pas ça ! C’est un plaisir de vous rencontrer.
—Moi A-Anna-san, yeah ! Vous pouvez m’appeler Anna, aussi, en fait, OK ?
—Je suis… Mimori.
Oh, wow.
Haruhiro était abasourdi. Les Tokkis se comportaient sagement et étaient silencieux.
Au contraire, Shihoru, Yume, Merry, Kuzaku et Ranta, qui était toujours au sol en train de s’incliner, étaient tous tendus et nerveux. Yume n’était pas du genre à s’inquiéter du nom de quelqu’un, mais elle avait dû sentir quelque chose provenant d’Akira-san et son groupe.
Ce n’était absolument pas oppressant, mais c’était quelque chose.
Genre, « Ils sont vraiment adultes », ou quelque chose comme ça ? Bien qu’Akira-san soit probablement assez vieux pour être leur père, donc ils étaient clairement les enfants ici. Mais ce n’était pas seulement une différence d’âge. C’était l’expérience. C’était leur poids, leur ampleur et leur profondeur en tant qu’individus. L’écart qui les séparait était juste bien trop large dans toutes ces choses. Ils pouvaient très clairement le sentir, mais sans que cela ne soit trop douloureux.
Akira-san était naturel. Ce qui le rendait encore plus incroyable.
—C’est un peu embarrassant de donner mon nom à ce stade, mais… dit Akira-san en tendant sa main, Je suis Akira.
—Oh…uh…ouais.
Haruhiro frotta sa main contre sa veste, il la frotta, et la frotta encore, puis il prit la main d’Akira-san.
—R-R-R-RRavie de vous rencontrer. J-J-J-Je suis Haruhiro.
—C’est un plaisir, dit Akira-san et secouant sa main.
Une poignée de main. Je sers la main avec Akira-san. Sa main et grande, chaude, sèche, puissante et douce. Je pourrais probablement me la péter avec ça, huh ? A qui c’est ça la question.
Non, une seconde.
Il y d’autres questions ici aussi.
—Attendez, huh ? Pourquoi quelqu’un comme vous serait à la recherche de quelqu’un comme moi ? demanda Haruhiro.
—J’ai entendu parler de toi par Soma, expliqua Akira-san comme si de rien n’était.
—De Soma-san ?
—Ouais. Vous êtes aussi tous venus ici pour voir Soma, n’est-ce pas ?
—Huh ? Oh, oui, eh bien… Vous avez raison. Huh ? Nous « aussi »…
Attendez…
—Je suis Gogh.
Le petit homme en uniforme de prêtre leur montra une pierre noire et rectangulaire qu’il sortit de sa poche.
—Nous sommes convenus que ceci est une preuve de notre appartenance au clan, non ?
—C’est… s’exclama Shihoru.
—C’est un receveur ! cria Yume et claquant ses mains contre ses joues.
—Alors, ça veut dire… Kuzaku se tourna vers Merry.
—Ça ne se peut…
Merry posa une main sur sa poitrine et essaya de se calmer.
—Ouais, dit la femme guerrière, qui passait clairement un bon moment. Ça veut dire qu’on est camarade. Oh, et en passant, je suis Kayo. Gogh est mon chéri.
—Votre chéri…
Haruhiro se sentait assez mal pour s’évanouir, sans savoir pourquoi.
—Ouais, entre autres. Gogh avait dû être un peu embarrassé, car il se tourna dans la direction opposée à elle. C’est vrai, Kayo est ma femme. Et là c’est notre fils.
—Je suis Taro, Se présenta brusquement le garçon elfe.
—Attendez, mais… Ranta regarda maladroitement Gogh, Kayo et Taro tour à tour.
—Comme vous l’avez déjà deviné, nous ne sommes pas liés par le sang. Taro regarda Ranta. Mais Maman et Papa sont mes vrais parents. Est-ce que tu voulais ajouter quelque chose ?
—Nope ! Rien du tout ! Non, non, non, non ! rigola Ranta en secouant ses mains d’avant en arrière. Je ne l’aurais jamais imaginé ! Geheheh ! Rien que je veille dire, vous savez ? Je veux dire, les liens du sang n’ont pas d’importance de toute façon ! Si quelqu’un veut faire une remarque là-dessus, je lui botterai les fesses moi-même ! Gahahaha ! E-Et en fait, um… Quel est le nom de cette demoiselle là-bas ?
—Moi ? La beauté se désigna du doigt. Voulais-tu savoir quelque chose à propos de moi ?
—Non, um, enfin, genre, si vous êtes libre, peut être…
—Je suis une vieille femme comparée à toi, dit la beauté. J’ai trente-sept ans.
—Trente-sept ?! cria Ranta de façon incrédule. Vous ne les faites pas ! Pas du tout ! Pas possible ! C’est le plus grand choc de toute ma vie ! Et puis, qui s’en fiche de savoir votre âge ?! Vous êtes bien au-dessus de quelque chose comme ça !
—Merci. Je suis Miho.
—Miho-saaaan ! E-E-Epousez-moiiiii !
—Je suis désolée, dit Miho en plaçant une main sur le bras d’Akira-san. J’ai l’intention de dévouer ma vie à ce type-là.
—Gwarrrrrrghhhh ! Mon amour, écrabouillé en un instaaaaaaaant !
—Est-ce que c’est gens vont nous être d’une quelconque aide ? Renâcla le nain. Je ne vois pas Soma les choisir.
Ça se tient, pensa Haruhiro. Particulièrement Ranta. Je veux dire, Ranta, je ne crois pas avoir été gêné par toi comme ça depuis un bout de temps. J’aimerais te tuer avant de mourir moi-même.
—Branken.
Akira-san donna un regard méprisant en direction du nain avant de le transformer en un regard amical— ou du moins, un de ce genre— vers Haruhiro.
—J’avais hâte de tous vous rencontrer. Après, tout, je connaissais Rock et Io et leurs groupes avant qu’ils ne nous rejoignent, mais vous, je n’en ai entendu parler que de la bouche de Soma.
—Ouais, j’imagine qu’on ne se serait pas rencontré, dit Haruhiro. Um, chais pas quoi dire, mais ça ne fait pas longtemps qu’on est soldat volontaire, et on n’a pas vraiment d’exploit à notre actif…
—Vous avez abattu Tâches de Mort, non ? demanda Akira-san. J’ai entendu dire que vous vous êtes bien débrouillé durant l’offensive contre l’Avant-Poste de Morte-crâne aussi.
—E-Eh bien, ouais, c’est le cas ! Ranta gonfla son torse en signe de fierté. Des jeunes prometteurs ! C’est nous, je dirais ! Ce serait pas trop de dire qu’on a un avenir devant nous !
—Mec…
Haruhiro voulait donner à Ranta un bon, bien fort coup de poing, mais il ne pouvait pas réunir l’énergie nécessaire pour.
—Hmm. Tokimune regarda Akira-san et Haruhiro à tour de rôle. Les Briseurs du Levant, huh. J’ai été surpris d’apprendre qu’Haruhiro en faisait partie, mais vous aussi, Akira-san ? Je crois avoir entendu de Kikkawa que les groupes de Rock et Io les avaient rejoints cela dit.
—Ils sont, genre, totalement les plus forts ! Kikkawa était en train de secouer sa tête dans tous les sens comme s’il ne pouvait plus se retenir plus longtemps. Impensable ! Les légendes, les légendes originelles— Les équipes de Typhon, de Rock et d’Io-sama ! C’est, genre, une dream team, ou un truc comme ça ?! Non, genre, un vrai rêve ?! Genre, un rêve, plus rêveur, le plus rêveur ?!
—Oh. C’est vrai. Tada se dirigea vers Akira-san avec un regard évaluateur. Hé, frérot. Er, Akira-san.
Whoa, là. Haruhiro était abasourdi. Est-ce que tu viens de l’appeler « frérot » ? Huh ? Qu’est-il arrivé à ton mode sage et silencieux ? Kikkawa semble revenir dans son délire lui aussi. Quooooo… ?
—Vous connaissez les Étendues Crépusculaires ? Tada ne fit même pas un effort pour être poli.
—On y est pas encore allé. Akira-san ne semblait pas s’en soucier. Mais on en a entendu parler.
—Il y a des monstres de fou là-bas, dit Tada. Genre, tellement dingue que ça m’excite. C’est un dieu géant.
—Oh ?
—On a l’intention d’inviter Soma et les autres avec, mais ça vous dirait un peu d’action aussi ? demanda Tada.
Il est en train de les inviter. Il est clairement en train de les inviter.
Haruhiro se donna une pichenette sur le bout de son nez. Il était sur le point de pleurer.
Quoi ? Mais t’es sérieux, Tada ? Arrête avec tes conneries. C’est Akira-san, OK ? Tu es en train de demander à Akira-san s’il veut un peu d’action comme si c’était un petit délinquant à deux balles. Si tu veux l’inviter, il y a de meilleures façons de le faire. Genre, dans ta manière de le dire. En plus, c’est pas correct. Tu ne l’inviterais pas, pas normalement. Enfin, Tada n’a jamais été normal. Je le sais ça, mais quand même. Est-ce qu’il est pas un peu trop anormal ?
—Laisse-moi y réfléchir, dit Akira-san.
Mec. Vous êtes vraiment un bon gars, Akira-san. Cette façon d’être attentionné avec lui. Vous ne vous énervez même pas contre un gars aussi effrontément arrogant comme Tada. Vous avez un de ces caractères. C’est magnifique. Haruhiro était secoué.
—Huh ? s’énerva Tada.
Et donc, pourquoi Tada a une veine qui pulse sur sa tempe ? N’est-ce pas étrange ? Est-ce qu’il a pété un câble, peut-être ? Il est clairement pas normal, pas vrai ? Je veux dire, c’est complètement bizarre, n’est-ce pas ? On ne s’énerve pas pour ce genre de truc, si ? Y’a pas de quoi s’énerver, pas vrai ?
—C’est quoi cette réponse ? grogna Tada. Comme si vous vouliez éviter la question. Moi, je déteste quand les gens font ça. Vous êtes intéressé ou pas ? Soyez clair là-dessus.
Oh, c’est ça son problème ? Pensa Haruhiro. Je comprends ce qu’il dit. Je comprends, mais il a pas besoin de s’énerver pour ça.
Haruhiro, son groupe, et même les autres Tokkis observaient son incrédulité. Et pour les réactions de Gogh, Kayo, Miho, Branken et Taro, il était trop effrayé pour vérifier.
—Hmm.
Le visage d’Akira-san se raidit. Ou plutôt, il avait une expression sérieuse. Finalement, Akira-san hocha légèrement la tête.
Est-ce qu’il vient d’incliner sa tête ?
—Je suis désolé. Tu as raison, cette réponse que je viens de te donner était proche d’une formalité banale.
—Ouais. Tada ébouriffa ses cheveux. Donc, C’est quoi votre réponse ?
—Ça m’a l’air intéressant, mais je ne peux pas décider sur le tas.
—Pourquoi ça ? demanda Tada.
—Il y a deux raisons. D’abord, je n’ai aucune information sur ce dieu géant.
—C’est ce qui fait que c’est intéressant, non ? rétorqua Tada.
—Tu marques un point là. Akira-san arbora un étrange sourire enfantin, malicieux et surprenamment mauvais. Voilà la seconde raison. On va voir Soma demain.
—Il est juste question d’aller aux Étendues Crépusculaires après ça, vous savez.
—Si on finit par y aller, ce sera comme ça, dit Akira-san. Tu as dit que tu avais l’intention d’inviter Soma, n’est-ce pas ?
—Ouais.
—Alors laisse-moi en parler à Soma moi aussi.
—Je ne pourrais pas demander meilleur fin, dit Tada.
—Je ne peux pas répondre immédiatement. Akira-san était toujours en train de sourire. Mais je suis susceptible de venir. Tu sembles être quelqu’un de fun pour se battre côte à côte.
—Je vous le garantis. Tada sourit et serra le poing. Je ne vous connais que des rumeurs, mais je me connais assez bien.
—Akira-san frappa son poing dans celui de Tada. Soyons sûrs de ramener Soma aussi. Se battre avec lui et stupidement amusant.
—Ha ha ha. Tada frappa Akira-san sur l’épaule.
—Ohoh ! Ranta sauta pour se relever.
—Yahooey ! Kikkawa sauta dans les airs lui aussi, et laissa échapper un cri étrange.
—Je suis excitée maintenant, yeah ! Anna-san fit le signe V de la victoire avec ses mains et tourna sur elle-même.
Mimorin était en train de regarder Branken pour on ne sait quelle raison. Elle pensait probablement qu’il était mignon.
—On l’a fait, huh, Haruhiro ?
Tokimune illumina ses dents blanches et poussa Haruhiro sur le côté. Haruhiro ne dit rien. Pour l’instant, il voulait juste s’allonger. Il voulait s’asseoir. Il voulait dormir. Il voulait dormir pendant très longtemps.
Vous ne pouvez pas donner une réponse maintenant ? Peu importe ce que vous dites, si vous dites que vous allez amener Soma avec vous, Akira-san, vous avez déjà prévu d’y aller, non ? J’aime pas ça…
J’aime pas ça…
Je comprends juste pas les gens qui ne sont pas normaux, et je n’aime pas ça…
Laisser un commentaire
Connectez-vous ou créez un compte pour commenter.