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Épilogue

La guerre va continuer … mais pour l’instant, nous nous reposons

Traduction · Angeloids, Relecture · Angeloids, Édition · Angeloids. Lecture ~4 min

Le jour suivant de la prise de la forteresse et les funérailles, nous avions décidé de prendre la journée pour récupérer, car nous pensions que tout le monde devait être épuisé. Néanmoins, certains soldats avaient continué à s’entraîner, ce qui m’avait amené à me demander s’ils allaient bien. Ils m’avaient répondu qu’ils n’avaient fait que marcher et tirer un peu à l’arbalète, donc qu’ils allaient bien.

C’est comme vous voulez, les gars.

Moins de la moitié d’entre eux s’entraînaient – non, attendez, c’était beaucoup d’entre eux ? Moins de la moitié, mais plus de 30 % d’entre eux s’entraînaient, d’accord ? Ils avaient pris leur travail au sérieux. Quant à moi ? Eh bien…

—Ok, Kousuke, dis ahhh.

—Ahhh… Mmm, savoureux.

—Ahhh.

—Oui, oui, voilà.

—Mmm, délicieux.

—Je veux aussi le nourrir.

—Moi aussi.

J’étais occupé à paresser et à flirter avec Ira et les harpies. Une façon incroyablement efficace de récupérer, vous ne trouvez pas ? J’étais au paradis. J’avais l’impression que mon cœur était en train de guérir. Malheureusement, Sylphy était en réunion avec Danan et Melty. Dès son retour, j’avais prévu de la chouchouter pour la récompenser de son travail acharné. Seule. J’en avais déjà parlé aux autres dames, ce qui expliquait pourquoi elles me couvraient de gloire tant qu’elles le pouvaient.

J’avais vraiment apprécié que tout le monde s’occupe de moi comme ça ! Je commençais à ne plus me soucier du monde d’où je venais.

Je me demande cependant ce qui se passe chez moi. Comment réagissent-ils à ma disparition ? Ont-ils dit aux gens que j’étais morte subitement ? Ou que je me suis enfuie pour une raison quelconque ? Ou est-ce que c’est comme si je n’avais jamais existé ?

Cette dernière option était la plus préférable, car il n’y aurait personne pour me pleurer. Je n’avais pas eu de frères et sœurs ni de parents dans ma vie, mais j’avais quelques amis proches. Cela aurait pu les déranger qu’on me traite comme si j’étais morte ou disparue. C’est probablement la seule chose que je regrettais un peu dans toute cette histoire.

—Kousuke ?

—Hmm ? Qu’est-ce qu’il y a ?

—Tu as l’air triste. Quelque chose ne va pas ?

—Vraiment ? Je pensais juste au monde d’où je viens.

Les expressions d’Ira et des harpies devinrent tristes.

—Tu veux rentrer ?

—Non, pas vraiment. Je vous ai tous, alors ça ne me manque pas.

Surtout que j’avais toujours Sylphy à mes côtés.

—Oh, Kousuke…

—Hee hee hee. Nous répondrons à tous tes besoins pour que tu n’aies même pas le temps d’y penser.

—Oui, nous sommes une famille maintenant. Laisse-nous te traiter comme il faut, mon mari.

Les dames s’accrochaient toutes à moi et les harpies me caressaient avec leurs plumes. J’avais le sentiment que si elles continuaient à s’extasier devant moi, je me nourrirais de leur affection et deviendrais un vrai fainéant. D’un autre côté, certains hommes gardaient le désir de se ruiner à cause des femmes. Je devais faire attention à ne pas succomber.

—Oh ! dit une harpie

j’avais regardé vers la porte. Là se tenait une Sylphie aux oreilles tombantes, au bord des larmes. Elle semblait triste d’avoir été mise à l’écart. Tout le monde essaya très, très fort de la consoler.

—K-Kousuke m’appartient, compris ? !

Sylphy s’accrocha à moi en pleurant. Je la caressai silencieusement en guise de réponse.

Survival in Another World with My Mistress!, Tome 2, Épilogue — illustration

—Oui, nous le savons. Nous l’avons juste emprunté pour un petit moment, dit Ira.

—Oui, c’est vrai. Nous le savons toutes, ajouta Pirna.

—Waaah !

Un peu plus tard, après avoir repris ses esprits, Sylphy était tellement gênée qu’elle s’était enveloppée dans une couverture dans un coin de la pièce et s’était mise en mode chenille. J’ajoutai qu’il nous fallut beaucoup plus d’efforts pour la consoler à nouveau.

—Tu es si mignonne, grande sœur Sylphy, dit Ira.

—Oui, Son Altesse l’est certainement, acquiesça Pirna.

—Arrêtez ! s’écria Sylphy.

—Hee hee. Si tu la taquines trop, elle redeviendra une chenille, s’esclaffa Capri.

J’étais d’accord, mais j’aurais aimé qu’elles arrêtent. Je craignais que Sylphy ne devienne une chenille à ce rythme. Durant un instant, nous avions oublié la réalité et les batailles sanglantes et nous avions pris plaisir à rire ensemble. En regardant leurs visages souriants, je m’étais dit :

Cela me donne envie de terminer cette guerre le plus vite possible pour que nous puissions passer tous les jours à rire comme ça.

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