Secrets of the Silent Witch T.2 – Chapitre 8


Vêtements de mouton

「Traduction – Pizzflc
Relecture – Mael7523m」

Tout en lui tenant le bras, Félix la conduisit à la salle des archives, juste à côté de la salle du conseil des élèves.

De belles armoires verrouillables se dressaient là, renfermant des documents soigneusement rangés à l’intérieur.


L’armoire du fond est la liste des noms des anciens élèves, à côté la liste des noms des élèves actuels, et puis encore à côté la liste des noms de nos professeurs. Et ça, c’est tous les documents relatifs aux événements.

Félix expliqua ce qui était stocké dans chacune des armoires, puis s’arrêta devant l’étagère la plus à droite.

Voici l’armoire de comptabilité.

Félix sortit un trousseau de clés de la poche de sa veste, déverrouilla une armoire, puis en sortit quelques documents. À cet endroit, quelques bureaux et chaises avaient été placés pour travailler. Félix posa les documents là, puis regarda Monica avec un sourire.


Je voulais vous demander d’examiner nos documents comptables des cinq dernières années.

La plupart des gens auraient froncé les sourcils devant lui, se demandant pourquoi ils devaient faire cela. Mais Monica ne pouvait s’empêcher d’éprouver des démangeaisons en voyant ces documents comptables devant elle.

Après tout, les travaux qui s’étaient accumulés dans son chalet de montagne avaient été attribués à d’autres personnes par Louis Miller. Donc, en ce moment, Monica avait faim de chiffres.

Hum, j’ai vraiment le droit de faire ça… ?


Entendant sa voix impatiente, empreinte d’une joie non dissimulée, Felix hocha la tête et lui dit :

Bien sûr.

Si vous vous inquiètez pour votre classe, je peux en parler à votre professeur. J’espère que vous pourrez le finir avant le déjeuner… alors c’est d’accord si je vous laisse tout faire ?

Oui !


Dès qu’elle répondit, Monica commença à feuilleter le grand livre avec enthousiasme. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait cela, alors ses yeux brillaient de mille feux à cet instant.


Alors…

Après avoir observé Monica, qui s’était plongée dans l’examen du registre, Felix laissa tomber négligemment le trousseau de clés qu’il avait dans sa poche. Un léger bruit de cliquetis retentit, mais Monica ne sembla pas le remarquer. Cependant, il pensa que, l’ayant laissé tomber entre le bureau et les classeurs, elle finirait sûrement par le voir lorsqu’elle se déplacerait. Felix quitta alors la salle du conseil des élèves, laissant Monica seule dans les archives.

Dans le couloir, Cyril Ashley attendait, le visage sérieux, juste derrière la porte.

La salle du conseil des élèves était conçue pour être insonorisée, rendant difficile toute tentative d’écoute aux portes. Pourtant, Felix s’attendait déjà à ce que Cyril ait saisi une partie de leur conversation après avoir collé son oreille contre le mur.

Votre Altesse, cette petite fille…

Je lui ai assigné une tâche.

Au moment où Felix prononça ces mots, Cyril fut surpris et ouvrit grand les yeux. Lorsqu’il restait silencieux, il paraissait en réalité plutôt charmant. Son visage froid et intelligent ajoutait à son charisme naturel, mais ses émotions étaient bien trop volatiles.

Votre Altesse, s’il y a un travail à faire, pourquoi avez-vous dû demander à une si petite fille… Si vous me donnez un ordre, moi, Cyril Ashley, je l’accomplirai certainement.

As-tu le courage pour examiner tous ces dossiers de cinq ans d’ici l’heure du déjeuner ?

Cyril étouffa ses mots dans un grognement, puis répondit rapidement, le visage crispé.

Si c’est ce que Votre Altesse a ordonné…

Félix et Cyril connaissaient tous deux le volume de ces dossiers. S’ils commençaient à travailler dessus immédiatement, ils pourraient tout juste les terminer à l’heure du dîner. Ceux qui étaient habitués à gérer les documents du conseil des élèves pouvaient y parvenir, sinon, il leur faudrait au moins une demi-journée supplémentaire.


Votre Altesse, se pourrait-il que… vous soyez sûr de vouloir que quelqu’un, qui n’est pas du conseil des élèves comme cette petite fille, examine nos documents comptables ?

Le sourcil de Cyril se fronça de confusion, mais il sembla rapidement réaliser quelque chose, et son visage s’éclaira alors.

Je vois ! C’est donc une punition pour cette petite fille qui vous a manqué de respect, Votre Altesse ! Si elle n’arrive pas à temps, elle pourra être punie pour avoir désobéi à vos ordres !

Felix ne dit ni que c’était bien ni que c’était mal, mais il se contenta d’instruire calmement Cyril.

Je pense qu’elle ne serait pas en mesure d’assister à ses cours du matin. Pourrais-tu informer le professeur principal de Mlle Monica Norton que je vais l’emprunter pour un moment ?

Tout de suite !

Cyril, qui avait reçu l’ordre de faire son travail, se dirigea vers la salle du personnel avec une démarche agile qui lui donnait l’air d’être sur le point de sauter. Alors que Félix le regardait partir avec un sourire, une petite voix s’échappa de sa poitrine.

Tu es sûr de toi ?

De la poche de poitrine de Félix, un petit lézard sortit, ne montrant que sa tête. Le lézard avait des écailles blanches avec une légère teinte bleue et des yeux bleu foncé. C’était une couleur qui n’aurait jamais été possible pour un lézard ordinaire. Ne bougeant que ses yeux, Félix regarda le lézard dans sa poche de poitrine.


Tu as des doutes ?

Le lézard bougea sa petite bouche et chuchota à Félix. Félix gloussa dans sa gorge.

Will, que penses-tu de Mlle Monica Norton ?

Je pense que c’est une drôle de petite fille.

C’est vrai, mais… l’important, c’est de savoir de quel côté elle est.

Monica Norton se rendit dans le vieux jardin interdit et aperçut même Félix se faufiler hors du dortoir des garçons la nuit. Il était difficile de croire qu’elle n’était qu’une personne ordinaire qui se trouvait là par hasard.


Je vois trois possibilités. La première est que mon grand-père l’a envoyée pour s’occuper de moi. Deuxièmement, sa Majesté l’a envoyé pour me protéger. Troisièmement, c’était un assassin qui est venu pour me tuer.

J’ai quelques doutes avec la première et la deuxième option. De plus, le Duc Crockford et sa Majesté n’enverront pas quelqu’un comme ça pour s’occuper de vous. Après tout, elle était… eh bien, tu le sais bien…

Oui. Quiconque la voyait la considérait comme une personne maladroite. Et le duc Crockford n’aurait jamais utilisé une telle incompétente. Sa Majesté le roi non plus. Par conséquent, la plus plausible était la troisième option : Monica Norton était l’assassin qui voulait tuer Félix…


Pour une personne qui cible ma vie, la façon dont elle a agi est bien trop grossière.

En effet…

Elle ne savait même pas à quoi je ressemblais en premier lieu.


Si Monica Norton avait été un assassin qui voulait tuer Félix, elle aurait dû l’attaquer lors de leur rencontre dans le vieux jardin. Pour couronner le tout, quand Monica vit Félix se faufiler hors du dortoir des garçons, elle fit un énorme lapsus et dit : « Je pensais que tu étais un assassin qui essayait de tuer Son Altesse. »


Votre Altesse, et si… elle n’était vraiment qu’une écolière qui ne sait rien ?

Je l’inspecte encore en ce moment.


Si Monica Norton était venue dans cette école dans un but quelconque, elle allait sûrement essayer de fouiller les documents dans les archives en utilisant la clé que Félix avait laissée tomber.

Toutes les portes de ces classeurs dans les archives sont recouvertes de fils ultra-fins. Si elle a essayé d’en ouvrir la porte, je le saurai tout de suite.

Si Monica avait utilisé la clé qu’elle avait ramassée pour fouiller dans les documents des armoires, Félix aurait su immédiatement quels documents elle convoitait. C’est pourquoi Félix lui avait dit exactement quels étaient les documents dans chaque armoire.

Eh bien, attendons l’heure du déjeuner, d’accord ? Une fois l’heure du déjeuner arrivée, nous pourrons nous débarrasser de sa peau.

Et si ça ne marche pas ?


Quand le lézard blanc demanda, Félix rétrécit ses yeux bleus et sourit.

J’aime beaucoup les petits animaux. Ce ne serait pas amusant d’en avoir un dans la salle du conseil des élèves ?

Il était difficile de dire si Felix plaisantait ou s’il était sérieux en disant cela, mais le lézard blanc glissa au fond de sa poche, puis…


…je ne pourrai peut-être pas te transformer en un petit animal. Mais je vais faire de mon mieux pour te transformer en un animal similaire.


Félix rit à voix haute, ce qui était inhabituel pour lui, puis quitta les lieux d’un pas léger.